27 janvier 2006

XIN NIAN KUAI LE !!!!!! 新年快樂




Nouvel An chinois : 29 janvier 2006
Année du chien de feu

Le 29 janvier 2006 augure l'année du chien : l'avènement du nouvel An est l'occasion d'une longue période de réjouissance pleine de faste, et de festivités. Les Chinois sont en famille et en liesse.
Plus d'un milliard de chinois et des centaines de millions d'habitants du Sud-Est asiatique le fêteront, comme toujours, dans une ambiance de grande ferveur et de joie.


Dans le passé, de nombreuses légendes et histoires édifiantes se sont constituées autour des douze animaux et, de nos jours, dans les affaires, au jeu ou pour un mariage, il est courant de prendre en considération les vertus augurales prêtées aux différents animaux.


Dans le calendrier traditionnel chinois étaient clairement indiqués la succession des 24 périodes de 15 jours qui rythmaient les activités agricoles, mais aussi les jours propices où pouvaient être organisés mariages, fêtes ou funérailles. Il suffisait qu'une date retenue ne soit pas en harmonie avec l'animal patronnant l'année en cours pour que s'ensuive une année, voire une vie entière de malheur ! Il s'agit certes là de superstitions, mais de superstitions qui, durant cinq mille ans, ont alimenté l'imaginaire chinois.


Quelques revues de presse commentant le Nouvel An Chinois :
(Publié par Patrick Le Gac le vendredi 27 janvier 2006)




Le Nouvel An Chinois 2006 en Chine, Taiwan, Hong Kong
Revue de presse

Le Nouvel An chinois sous le signe du Chien
Un cinquième de l’humanité entre dimanche dans l’Année du chien. En Chine, et dans toutes les communautés de la diaspora, l’année 2006 sera donc placée sous le signe du "meilleur ami de l’homme", même si les astrologues de tout poil n’y voient pas forcément un bon augure.


Si les Chinois préparent activement leur fête du Nouvel An en achetant des nouveaux vêtements et en courant les marchés à la recherche de mets et de décorations, les diseurs de bonne fortune en profitent pour déverser leurs torrents de prédictions.

Le Coq est mort, vive le Chien ! Ou plutôt le Chien de Feu, car l’année 2006 est non seulement placée sous le signe de cet animal symbolique, mais aussi de l’élément cosmogonique du Feu. Et ce mélange détonant, semble-t-il, ne nous réserve pas que du bon : davantage d’épidémies, davantage d’attentats et aggravation de certaines tensions régionales...

"Globalement, ça n’a pas l’air bien. Ce sera aussi mauvais" que l’Année du coq en 2005, déclare avec assurance l’un de ces oiseaux de mauvais augure, Alion Yeo, installé à Hong Kong.

"L’Année du chien est une année de Feu puissant", explique doctement M. Yeo. "Cela symbolise par exemple les feux de montagne et les conflits militaires."

Le Japon et les deux Corée, en particulier, pourraient être la source d’affrontements armés, avec un risque d’aggravation de la crise nucléaire nord-coréenne.


Parmi les "chiens" célèbres, les actrices et chanteuses Jennifer Lopez et Madonna cohabitent avec le réalisateur Steven Spielberg, le magnat Donald Trump et une brochette de présidents des Etats-Unis, anciens et actuel, Bill Clinton et George Bush père et fils.

Le voyant et spécialiste de "feng shui" Peter So prédit que l’année 2006 sera une "année de maladies". Le virus de la grippe aviaire, selon lui, s’étendra à l’Europe occidentale et aux côtes orientales de l’Amérique. Les habitants de Hong Kong seront heureux d’apprendre qu’ils seront sujets à de nombreux "maux d’estomac", ajoute M. So, sans plus de précisions. Mais il se veut rassurant : "Globalement, il y aura beaucoup de petits problèmes. Mais ils ne seront pas trop graves".

Gare toutefois au regain d’activité terroriste, prévient M. So. Le terrorisme pourrait ainsi toucher la Thaïlande et l’Indonésie, mais aussi la Corée et la Russie.

Le Taïwanais Tsai Shang-chi, qui mélange allègrement météorologie et astrologie, se veut plus optimiste. Il s’attend à des échanges commerciaux florissants et à un boom des voyages entre Taïwan et la Chine, ce qui devrait, selon lui, apaiser quelque peu les tensions politiques entre la Chine populaire et la Chine nationaliste. "Il semble que ce sera une année sans vents violents et sans grosses vagues. Mais il y aura une sévère lutte de pouvoir sous les courants", glisse de façon sibylline M. Tsai.


Sur le plan économique, les prévisionnistes -version savante des astrologues- sont partagés. Si M. Tsai promet une année prospère pour l’Asie du Sud-Est, M. So s’attend à la stagnation économique, voire à un ralentissement.

Que les augures soient bons ou mauvais, rien n’empêche les joailliers de Honk Kong de se frotter les mains. Leurs petites figurines de chiens en or et autres animaux de l’horoscope chinois se vendent comme des petits pains.

Malgré sa personnalité attachante, le chien ne bénéficie pas d’une grande popularité chez les couples attendant un heureux événement dans l’année. Et cette méfiance a une explication toute scientifique : "c’est parce que le chien entre en conflit avec le dragon, le meilleur signe de naissance", tranche sans nuance M. Yeo. Reste une solution pour ces futurs parents un peu trop superstitieux : attendre 2007, l’Année du cochon... Mais ceci est une autre histoire. AP

Nouvel An chinois : les féministes demandent aux Taiwanais d’abandonner les coutumes misogynes
Mercredi 25 janvier 2006 - Taïwan info

Le Nouvel An chinois s’accompagne de quantité de rites et traditions populaires qui sont encore largement respectées à Taiwan. Certaines ne sont toutefois plus du tout en phase avec la société moderne, et une coutume en particulier irrite les féministes qui demandent sa disparition pure et simple : l’interdiction faite aux femmes mariées de passer le réveillon chez leurs propres parents.


C’est dans la famille de leur époux que celles-ci doivent passer cette soirée, une habitude qui a la vie dure. Elles ne sont les bienvenues dans la maison de leurs parents que le surlendemain, les bras chargés d’enveloppes rouges remplies de billets de banque pour les enfants de leurs frères et sœurs. Leur présence autour du foyer ancestral la veille du Nouvel An pourrait porter malheur à la famille ou entraîner pour celle-ci des revers de fortune, dit-on ici.

La Warm Life Foundation (WLA) s’insurge que ces superstitions persistent, alors que la société taiwanaise a évolué. Une enquête publiée par le quotidien local United Daily News révèle ainsi que 77% des Taiwanais trouveraient normal que les femmes mariées passent le réveillon du Nouvel An chinois dans leur propre famille, mais que 19% en revanche s’y opposent fermement.


Le sondage montre aussi que 64% des hommes mariés ne verraient pas d’inconvénient à les y accompagner, bien que 35% insistent pour banqueter ce soir-là en compagnie de leur propre famille.

Le sort des divorcées est particulièrement peu enviable, car elles ne sont souvent pas les bienvenues chez leurs propres parents pour la veille du Nouvel An. Lung Chu-chin, la présidente de la WLA, note l’anachronisme de la tradition lorsqu’on sait qu’un couple sur trois dans la capitale, et un couple sur six dans l’ensemble de l’île, se termine par un divorce.

Outre le côté dévalorisant de cette coutume pour les femmes, elle contribue à rendre cette période de fêtes exténuante et à aggraver les embouteillages, certaines familles devant traverser l’île dans un sens puis dans l’autre en moins de 48 h afin de passer du temps dans l’une et l’autre famille pour respecter la tradition.

Rien que pour Pékin
Selon le journal Beijing-Soir, le gouvernement chinois autorisera pour la célébration de l’Année du Chien la vente sélective des pétards et des feux d’artifice interdits depuis 1993. Les pétards et feux d’artifice achetés en gros arrivent déjà à Beijing (Pékin). La quantité prévue est de 400 000 caisses : 153 000 caisses de pétards et 255 000 caisses de feux d’artifice.

Des vols charters pour permettre aux ouvriers migrants de rentrer chez eux pour les fêtes
QUANZHOU, Fujian, 23 janvier (XINHUANET) — A 24 ans et en montant à bord d’un avion pour la première fois de sa vie, Li Qiujing a réalisé la chance qu’elle avait.

Cette ouvrière textile de Baode Apparels Co. est l’un des 130 travailleurs migrants de Quanzhou, ville manufacturière de la province de Fujian (est de la Chine), à avoir la chance de pouvoir rentrer dans son Sichuan natal, dans le sud-ouest de la Chine, une semaine avant le Festival du Printemps (Nouvel an chinois).

Le vol spécial est financé par le syndicat de Quanzhou et 46 entreprises locales soucieuses des droits et des intérêts des travailleurs.

Sur les 130 passagers, certains ont reçu une aide financière pour l’achat de leurs billets et d’autres ont bénéficié de la gratuité.

"C’est mon troisième retour au pays en huit ans", témoigne Peng Guohua, 42 ans et collègue de Li.

"Peng et Li font partie de nos meilleurs employés", affirme Gong Yichang, président du syndicat de Baode Apparels Co.

Au moins 1 million de travailleurs migrants travaillent à Quanzhou, et 600 à 700 000 d’entre eux devraient participer à la vague de déplacements des Chinois rentrant chez eux pour le Nouvel an chinois, le 29 janvier.

Les Shanghaiens prennent plaisir à organiser les réveillons de manières diversifiées

Le Quotidien du Peuple en ligne - 06.01.2006

"La réservation du réveillon très demandée"

Le Nouvel An occidental vient de passer, et la Fête du Printemps, Nouvel An traditionnel des Chinois, approche. Il y a des années, les Shanghaiens ont commencé à passer les fêtes traditionnelles de manière originale : on fête le Nouvel An en voyageant, et on passe la veille du Nouvel An chinois en participant à une fête collective.


Pour le repas de la veille de la Fête du Printemps, ils restaient attachés à un repas local préparé chez eux ou à un repas copieux dans un restaurant de la cuisine de Shanghai. Aujourd’hui à Shanghai, les jeunes ne sont plus les seuls à vouloir faire autre chose pour le repas de la veille, même les personnes âgées commencent à accepter les nouveautés.

Madame Li, qui habite dans la rue de Dalian, a été invitée par son petit-fils à dîner dans un restaurant coréen près de chez elle il y a quelques jours. Bien qu’elle n’ait pas mangé beaucoup de viande rôtie à cause de ses dents faibles, elle a été fascinée par le plaisir de préparer le rôti elle-même. Toute joyeuse, elle a fait savoir à notre journaliste qu’elle avait déjà fait réserver une table dans ce restaurant à ses enfants pour le repas de la veille du Nouvel An chinois. A ses yeux, ce repas, qui est une occasion de se réunir et de partager le plaisir en famille, ne doit pas se limiter aux formes traditionnelles. Ce restaurant coréen peut justement apporter à sa famille le plaisir de préparer et manger le rôti ensemble.

Outre les restaurants traditionnels de la cuisine du Sichuan, du Hunan et de Huaiyang, les restaurants qui n’avaient pas la chance d’être choisis pour le repas de la veille, tels que les restaurants de la fondue chinoise et les restaurants-bars, sont devenus aujourd’hui de nouveaux choix pour cette grande occasion.

Comment les Chinois fêtent la Fête du Printemps ?
Le Quotidien du Peuple en ligne - 24.01.2006

L’Institut de l’enquête sociale de Chine (SSIC : Social Survey Institute of China) a mené une enquête auprès de 2 000 habitants dans de différentes villes : Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen, Chongqing, Zhengzhou, Nanjing, Wuhan, Changsha, Shenyang, Harbin et Shijiazhuang sur « le programme pour la Fête du Printemps et les dépenses au cours de la Fête du Printemps de 2005 ».


Selon les résultats de l’enquête, 43% de Chinois ont dépensé entre 1 000 et 3 000 yuans pendant cette période. L’argent a été dépensé principalement pour ce qui suit : faire les achats pour la Fête du Printemps, acheter des vêtements, donner des sachets de papier rouge, fréquenter des lieux de loisirs et des restaurants, offrir des cadeaux, faire du tourisme, acheter des appareils électroménagers, des meubles ou des téléphones portables.

A la question « Qu’est-ce que vous avez choisi comme cadeaux ? », les réponses se répartissent comme suit : produits fortifiants, 54% ; produits et spécialités du pays, 27% ; vêtements, 14% ; alcools divers, 39% ; cadeaux, 43%, fruits, 26% ; produits culturels, 17%.

Quant au programme pour la Fête, 34% des interviewés ont choisi de rester à la maison, 40% ont rendu visite aux parents et amis, 16% ont voyagé, 4% ont fait des heures supplémentaires, 3% ont profité des vacances pour enrichir leurs connaissances et 3% ont choisi d’autres programmes. En ce qui concernent les moyens de souhaiter la bonne année, 41% des interviewés ont envoyé des messagers texto, 36% ont passé des coups de fil, 18% ont rendu visite à leurs parents ou amis, 3% ont choisi d’envoyer des e-mails ou de bavarder sous l’œil d’une webcam, et 2% ont envoyé leurs vœux par des cartes de vœux ou ont choisi d’autres moyens.

L’enquête montre également que 62% des interviewés choisissent de manger à la maison alors que 38% préfèrent manger au restaurant. A la question « Combien avez-vous dépensé pour le repas de la veille du nouvel an ? », on remarque que le niveau de dépenses est très varié : 48% des interviewés ont dépensé moins de 1 000 yuans ; 21%, entre 1 000 et 2 000 yuans ; 13%, entre 2 000 et 3 000 yuans ; 8%, entre 3 000 et 5 000 yuans ; 10%, plus de 5 000 yuans.
L’année du chien jugée propice pour le mariage selon les moeurs chinoises
Le Quotidien du Peuple en ligne - 25.01.2006

En Chine, des couples sont prêts à célébrer leur mariage, quand l’année du chien commencera le 29 janvier - une année considérée comme étant propice pour les noces.


Dans l’année du chien qui viendra, le cycle lunaire commence relativement plus tôt et durera 385 jours jusqu’au 17 février 2007 ? un phénomène qui ne s’est produit que 12 fois pendant plus de 2 300 an entre 221 av. J.- C. et 2100. L’année lunaire dernière ayant 385 jours était de 1944. L’année est exceptionnellement longue, car il y aura 13 mois, avec un mois intercalaire entre le 7ème et le 8ème mois du calendrier lunaire chinois, ainsi que deux « lichun » — le jour propice marquant le début du printemps ? le 4 février 2006 et le 4 février 2007.

« La plupart des personnes âgées croient qu’une année avec deux commencements du printemps et un mois intercalaire est un moment d’or pour faire le nœud », a dit Fei Guangze, directeur général de la Compagnie du service du mariage « Suren » à Hefei, capitale de la province de l’Anhui dans l’est de la Chine. « Comme dit un proverbe chinois, deux commencements du printemps et 13 mois font une année parfaite pour le mariage ».

La compagnie de M. Fei fournit des articles liés au mariage et des services depuis la robe de mariage, des albums de photo et des produits cosmétiques jusqu’au cortège fastueux des mariés et des invités, ainsi qu’aux animateurs des cérémonies de mariage, qui sont les plus populaires pour les couples urbains à l’occasion de leurs mariages.

« Des réservations de ces produits et services ont été faites pour les mariages en février, en mars, en mai, même en octobre. Certains couples ont fait des réservations un an d’avance », a dit M. Fei. Une station de service de quartier du département des affaires civiles dans l’arrondissement de Luyang dans le centre-ville de Hefei a reçu plus de 20 couples par jour pour la déclaration de mariage, depuis le début de janvier, ce nombre est deux fois la moyenne du jour enregistrée pendant les 10 derniers mois, a dit un officiel à Xinhua. « Ils préparent les cérémonies de mariage dans l’année du chien », a-t-il dit.


De nombreuses autres villes ont également rapporté un nombre croissant de déclarations de mariage, à l’approche de l’année du chien. En fait, beaucoup de couples ont attendu toute une année pour ne pas se marier, parce qu’ils estiment que l’année passée, qui dure à partir du 9 février 2005 jusqu’au 28 janvier 2006, ne contient pas « lichun », ce qui lui a valu un mauvais nom de « l’année de la veuve », c’est-à-dire une année malchanceuse pour les mariés.

De nombreuses cérémonies de mariage ont eu lieu en janvier 2005, les derniers jours de l’année du singe. « Bien que +l’année de la veuve+ soit une absurdité, le fait que les gens évitent l’année du coq, reflète leur désir ardent d’avoir un heureux mariage », a dit Zhang Youde, un sociologue de l’Université de Shanghai, à Xinhua.

Voulez vous connaitre votre horoscope Chinois ????

A l'année prochaine le Dimanche 18 Février 2007 pour fêter l'année du Cochon.....

http://www.copyrightfrance.com/phtml/p_logo1.php

21 janvier 2006

Made in Taiwan ????

Je ne fais pas de propagande, mais je trouve que ces 2 vidéos ( en Anglais désolé ) illustrent et indiquent parfaitement ce que fabrique Taiwan en quelques images...
cliquez !! et découvrez .... pour vous donner une idée.







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16 janvier 2006

Mon premier Nouvel An Chinois !!!!!!



農 曆 新 年
(un peu d'histoire pour bien connaître la tradition)
(cette année le 29 janvier)

Le Nouvel An chinois est sans nul doute la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Il est aussi appelé « lunaire » parce qu'il se célèbre suivant le calendrier lunaire chinois et non le calendrier grégorien. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.
Pour éloigner les esprits malins, on appose sur les battants de la porte d’entrée les effigies des dieux des Portes.
L'origine de cet événement remonte à plusieurs milliers d'années, au long desquelles se sont tissées des légendes riches en couleurs et en traditions. L'une des plus populaires est celle de Nien, un monstre cruel et vorace qui, croyaient autrefois les Chinois, dévorait les êtres humains la veille du Nouvel An. Pour l'éloigner des foyers, on affichait de chaque côté de la porte d'entrée une bande de papier rouge sur laquelle on écrivait un vers. On allumait des torches et claquait des pétards durant la nuit, des traditions toujours bien vivantes de nos jours. C'est qu'en effet, disait-on, Nien craignait le rouge, la lumière et le bruit. Dès le lendemain matin, un sentiment de triomphe et une ambiance de renouveau régnaient, puisque Nien avait été tenu à l'écart pour une nouvelle année. Tout le monde alors se réjouissait en lançant : « Kung-hsi » (félicitations).

Pour s'assurer toute l'année la bonne fortune, les Chinois donnent un nom particulier à chaque plat. Ce mets appelé "Les cinq bénédictions de l'année nouvelle" symbolise la longévité, la richesse, la paix, la sagesse et la vertu. (Photo de Chang Su-ching)

Même si les congés pour l'occasion ne durent généralement que quelques jours à partir de la veille du Nouvel An, les festivités, elles, s'étalent en fait sur près de trois semaines. Elles commencent le 24e jour du dernier mois lunaire, lorsque les dieux montent au Ciel pour rendre hommage à l'Empereur de Jade, la divinité taoïque suprême, et lui faire un rapport sur chaque famille. Selon la tradition, dans les maisons, on honore ces dieux avec piété en leur brûlant de la monnaie votive qui aide aux dépenses de leur périple céleste. Un autre rite est d'enduire de sucre de malt les lèvres de l'effigie du dieu du Foyer, également un des pèlerins divins, pour s'assurer qu'il rapporte à l'Empereur de Jade de bons propos sur la maisonnée ou bien garde devant lui le silence.

Des formules poétiques, ou « voeux de printemps », sont accrochées partout dans la maison. Ce sont des bandes ou des carrés de papier sur lesquels sont inscrits des souhaits exprimant à tous « bonheur », « succès », « longévité » et « joie ». Ces carrés de papier--traditionnellement apposés à l'envers, parce que « renversé » se lit en mandarin tao, homophone du mot « arrivé »--représentent la venue du printemps ou de temps prospères.

Plus les craquelures sur le fa-kao, une sorte de gâteau de riz, sont larges, plus l'année nouvelle sera prospère, selon la tradition.

La veille du Nouvel An chinois, les membres d'une famille qui vivent loin de la maison paternelle y retournent pour se réunir et partager un somptueux festin. A ce moment-là, ils distribuent aux plus âgés et aux enfants de l'argent placé dans une enveloppe rouge qui portera bonheur, tandis que tous veillent pour accueillir l'année nouvelle. Les Chinois ont longtemps cru que rester éveillés jusqu'au matin aidait les parents à vivre plus longtemps. Ainsi, ce soir-là, on n'éteint pas les lampes, non pas pour faire fuir l'horrible Nien, mais pour permettre à tous de rester ensemble, en famille. Certains se livrent à des cérémonies religieuses après minuit et fêtent dans leur maison la venue du dieu de la Nouvelle Année, un rituel qui se conclut par de longs craquements de pétards.

Pour les enfants, le moment le plus excitant de la fête est celui où ils reçoivent leur hong-bao, l'enveloppe rouge, contenant de l'argent.


Le jour de l'an, le premier élan de chacun est de rendre l'hommage rituel aux ancêtres, puis de révérer les dieux. Les plus jeunes de la famille honorent ensuite les plus âgés. On revêt des habits neufs et on visite les parents proches, les amis et les voisins, échangeant des voeux accompagnés de la formule d'usage, kung-hsi fa-tsai, « félicitations et prospérité ». C'est aussi le moment de se réconcilier, les rancunes étant balayées pour faire place à la cordialité et à l'amitié.
Une des activités les plus populaires de cette fête est certainement la danse du dragon et du lion. La frayeur que ces bêtes suscitent est censée repousser les esprits malins, et le déploiement des danseurs agiles offre un spectacle apprécié.

Peu avant la fête, les marchés s'animent et des aliments de toutes sortes sont vendus.


Le deuxième jour de la nouvelle année est réservé aux femmes mariées. Elles retournent voir leurs propres parents. S'il s'agit d'une nouvelle mariée, son époux l'accompagne et apporte quelques cadeaux à la belle-famille. Selon une légende pleine de charme, le 3e jour est celui où les souris marient leurs filles. Aussi la veille au soir, se couche-t-on plus tôt pour permettre aux souris de fêter tranquillement leurs noces.
Le quatrième jour, l'enthousiasme commence à s'estomper. Dans l'après-midi, on prépare des offrandes de victuailles pour accueillir le dieu du Foyer qui revient de son voyage céleste. Ce retour marque aussi la fin d'une liberté sans surveillance divine, comme le révèle un vieil adage chinois : « Il n'est jamais trop tôt pour renvoyer les dieux ni jamais trop tard pour leur demander de revenir. »



Les temples s'emplissent de fidèles venus brûler leurs bâtonnets d'encens, présenter leurs offrandes et prier les dieux, espérant qu'ils leur apporteront richesse et bonheur durant la nouvelle année.

Le lendemain, les festivités de Nouvel An sont presque achevées. Sur les autels, on retire toutes les offrandes, et la vie reprend son cours normal. Enfin, le 9e jour de l'an lunaire, d'autres offrandes sont présentées dans les cours des temples pour célébrer la naissance de l'Empereur de Jade.

Puisque « poisson » se prononce yu comme le mot « abondance », les décorations comportant cet animal sont populaires durant la saison du Nouvel An chinois.

Comme dans toutes les fêtes chinoises, la nourriture tient une place importante durant le Nouvel An, et les repas sont généralement élaborés. La plupart des plats alors préparés sont censés apporter la bonne fortune. Par exemple, le poisson (yu) signifie que l'« on a suffisamment »; la ciboulette aillée (chiu-tsai) représente l'éternité; le navet (tsai-tou), le bon présage; et les boulettes de poisson (yu-wan) et de viande (jou-wan), la réunion. Les desserts ont également leur signification propre, comme le gâteau de riz glutineux (nien-kao)qui évoque la carrière réussie et, au bout du chemin, la prospérité. Les Chinois du Nord servent des raviolis cuits à l'eau (shui-chiao), ayant la même forme que les taëls, c'est-à-dire celle d'un sabot de cheval, censés apporter la richesse à ceux qui en mangent.
Cependant, le Nouvel An chinois n'est pas seulement un moment de joie. Il existe aussi des superstitions néfastes et des tabous qui n'ont pas tout à fait perdu de leur vigueur. On croit toujours qu'il ne faut pas balayer le sol pendant les cinq premiers jours de l'année lunaire, de peur de jeter hors de la maison le bonheur et la fortune. Bien sûr, les jurons et les propos sur la mort sont proscrits en ces jours de liesse. Si on casse une assiette ou un plat, on prononce aussi vite que possible la phrase sui sui ping an (« paix pendant toute l'année ») pour conjurer le mauvais sort. Les bâtons d'encens et les bougies brûlent jour et nuit afin d'assurer la longévité dans la maisonnée. Chez d'autres, l'usage de couteaux ou de ciseaux est prohibé de crainte de ne couper le fil de la bonne fortune pour toute l'année qui commence. Quelques-unes de ces superstitions ont une connotation davantage spirituelle.

Le tableau Paix et prospérité au Nouvel An, de Huang Yueh, dynastie Ching, dépeint l'atmosphère festive du Nouvel An chinois durant lequel on prépare des voeux écrits avant de les afficher de chaque côté de la porte principale. (Musée national du Palais, à Taïpei)

Les temples de Taïwan sont alors envahis par une foule pieuse venue prier, offrir de l'encens et implorer les dieux de leur accorder un meilleur sort durant l'année. Ainsi, la veille du jour de l’An, peu avant minuit, les gens plus nombreux et plus bruyants s'attroupent devant les grands temples. A minuit pile, les fidèles envahissent le sanctuaire pour être les premiers à placer leurs bâtonnets d'encens dans le vase-encensoir dédié aux dieux. Une tradition tenace veut que le premier qui effectue cet acte soit béni pour la nouvelle année.

Si quelques-uns de ces usages occultes du Nouvel An chinois sont tombés en désuétude à Taïwan, en raison de l'évolution des moeurs, les célébrations de cette fête sont observées avec une importance incomparable. Bien avant la saison, les petits marchands de rue s'installent aux bons endroits pour vendre les fameuses bandes de papiers portant les « voeux de printemps ». Les achats de Nouvel An commencent assez tôt et sont une des principales activités à cette époque dans l'île. Par exemple, à Taïpei, la rue de Tihua, située dans un vieux quartier, célèbre pour ses boutiques d'épices et d'autres produits alimentaires typiques, devient vite la destination préférée des citadins à l'approche de l'année lunaire. Des chansons et des airs traditionnels résonnent dans les grands magasins, qui, pour la saison, bradent leurs articles afin d'attirer une foule enrichie de la prime traditionnelle qui est versée à ce moment et désireuse de faire ses emplettes de Nouvel An.

Les jours précédant le Nouvel An chinois, ceux qui vivent loin de leurs parents se préparent à retourner dans leur famille. Afin d'éviter les embouteillages monstrueux sur la route, certains partent un jour plus tôt. Ceux qui empruntent un moyen de transport public, dorment dans les halls des aéroports, des gares ferroviaires ou routières pour être sûrs d'obtenir leurs réservations à la date voulue. Les tickets s'arrachent dès leur mise en vente et tout sera complet. Peu importe l'épuisement de ce périple, les inconvénients sont vite oubliés dès que la famille est réunie autour de la grande table de Nouvel An pour partager un repas savoureux et copieux, le plus important de l'année. Quoiqu'il advienne, les retrouvailles familiales seront toujours au coeur de la fête du Nouvel An chinois.

J'ai oublié de vous signaler aussi que durant les 6 jours de congé traditionnel, personne ne travaille et, tous les services publics sont fermés, l’île de Taiwan étant comme en hibernation.








copyright gov.tw/taiwan

Le 16 janvier 2006 Taiwan Info écrivait :

A l'approche de la Nouvelle Année chinoise, placée sous le signe du Chien, les traditionnelles décorations sont mises en vente un peu partout. C'est qu'il est bon de décorer son logement de vœux calligraphiés ou de symboles rouge et or qui porteront chance toute l'année.

Ce que je me suis empressé de faire... pourquoi n'aurais-je pas de chance moi aussi durant l'année.... et je dois vous avouer que cela donne un air de fête avec tous les symboles pendus dans mon appartement.







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10 janvier 2006

A mettre dans ses bagages !!!!!!!

Cela faisait des années qu'on attendait un vrai guide de voyage, actualisé, en français, sur Taiwan et je peux vous en parler car je l'utilise régulierement.



Le Petit Futé, Taiwan Country guide, 2005/2006, paru aux Nouvelles éditions de l'université, 254 p., nombreuses illustrations et cartes.
(Chang Su-ching)



Certains se rappelleront peut-être de leur déception, en 1995, lorsqu'ils feuilletèrent le Grand Guide Gallimard sur Taiwan, qui n'était autre que la traduction tardive d'un ouvrage en anglais lui-même dépassé. Présenté comme LE guide en français sur ce que certains en France continuaient encore d'appeler la Chine nationaliste, l'ouvrage de Gallimard, qui reprenait par économie des photos datant de quinze à vingt ans plus tôt, était un ratage du point de vue iconographique comme de celui de la description de la société taiwanaise moderne, même s'il contenait quelques très bonnes pages de culture générale.

L'équipe du Petit Futé n'est heureusement pas tombée dans les mêmes travers pour ce Taiwan Country Guide (étrangement, le titre est en anglais), concoctant un bon condensé d'informations pratiques, culturelles, historiques, allié à un jeu complet de cartes et plans détaillés et actuels, ainsi qu'à une solide sélection de photos. Le résultat est un tour d'horizon satisfaisant d'un pays méconnu.


Pays : le mot est lancé dès la page de couverture, l'éditeur n'hésitant pas à reconnaître Taiwan pour ce qu'elle est. On pourra regretter que la part faite aux informations sur la vie politique soit trop simplifiée et quelque fois un peu convenue, comme expurgée, mais c'est une décision compréhensible du fait de la complexité exceptionnelle de la situation locale. Notons quand même que le chapitre intitulé « Enfants de Taiwan » ne comporte curieusement que deux entrées le président Chen Shui-bian et son épouse ! alors qu'on aurait attendu là plus de variété.

Les pages « Arts et culture » sont en revanche bien fournies, s'arrêtant par exemple sur la littérature, l'art du thé à la taiwanaise, la céramique ou encore la nouvelle mode des sources chaudes et spas.
Quelques résumés bien ficelés permettent de saisir la diversité des cultures locales souvent insoupçonnée des étrangers grâce à l'apport japonais de la première moitié du XXes., mais surtout à la touche austronésienne sans pareille qu'instillent encore aujourd'hui à Taiwan une douzaine de tribus aborigènes aux traditions bien vivantes.

Un bon point aussi pour le chapitre « Taiwan en 32 mots-clés » qui fait un abécédaire rigolard des choses à savoir sur les petites habitudes des insulaires. Le guide fait en outre la part belle aux balades dans les somptueuses montagnes de l'île, longtemps ignorées des touristes qui se contentaient de visiter le musée national du Palais et le temple Longshan, à Taipei.


D'une manière générale, le Petit futé donne donc au visiteur francophone un bon résumé des informations dont il a réellement besoin, quitte à le laisser creuser par lui-même tel ou tel aspect. Dommage pourtant d'avoir oublié quelques adresses incontournables, comme celle de Wisteria, la plus célèbre et la plus ancienne maison de thé de Taipei. Dommage également de ne pas suggérer d'explorer, dans la capitale, le quartier de la rue de Yongkang à deux pas du mémorial Tchang Kaï-chek , où sont installés quelques antiquaires ainsi que de sympathiques petits restaurants et marchands de glace pilée aux mangues ou aux fraises fraîches... D'ailleurs, on peut s'étonner que les rédacteurs aient le plus souvent choisi de mentionner des restaurants occidentaux de qualité ordinaire plutôt que des enseignes plus typiques. Mais il est vrai que le voyageur français n'est pas toujours très aventureux en cuisine.


Quoi qu'il en soit, on sent que cet ouvrage au format pratique a été réalisé avec le souci d'apporter une image plus fraîche et plus honnête d'un pays aux multiples facettes. Que les auteurs du guide soient donc remerciés d'ouvrir une fenêtre souriante sur une île qui vaut le détour.
Donc "bon voyage" si vous décidez d'explorer cette magnifique île.... en ce qui me concerne, j'essaie de vous faire découvrir dans ce blog mes découvertes au fur et à mesure de ma vie ici à Taiwan.


copyright Laurence Marcout

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04 janvier 2006

Taiwan ( un peu d'histoire )





La situation générale de Taiwan

La situation géographique

Située dans l’espace maritime du sud-est de la Chine, Taiwan est baignée à l’est par l’océan Pacifique et fait face au Fujian à l’ouest de l’autre côté du détroit de Taiwan. L’île est séparée des Philippines au sud par le détroit Bashi et est baignée au nord par la mer de Chine orientale. Par sa superficie de 35 989,76 km2, Taiwan est une grande île.

Le détroit de Taiwan

Semblable à un fuseau, l’île de Taiwan mesure 394 km du nord au sud et 144 km d’est en ouest. Le détroit de Taiwan est long de 300 km et large de 200 km à peine. L’endroit le plus étroit n’est que de 130 km, entre l’île Pingtan du Fujian, et Xinzhu de Taiwan. C’est l’artère maritime entre le Nord et le Sud, et un célèbre couloir maritime d’Extrême-Orient. Avec les archipels de Miaodao, de Zhoushan et l’île Hainan, Taiwan forme une barrière naturelle dans la zone sud-est de la Chine, et revêt donc une grande importance stratégique.

Le relief terrestre

Taiwan est l’une des rares îles tropicales et montagneuses du monde. Mise à part la plaine littorale de la rive occidentale, dont la superficie n’occupe que le tiers de l’île, les 2 tiers restants sont occupés par de hautes montagnes, comme les chaînes Taidong, Zhongyang et Yushan, dont l’altitude moyenne est de 3 997 m. Le mont Ali est connu comme un symbole du magnifique paysage taiwanais.


Le climat et les produits

Le climat de l’île est subtropical. Taiwan n’a donc pas d’hiver et la température moyenne annuelle est de 22 degrés. La plupart de son territoire est couvert de forêt. Taiwan met en reserve jusqu’à 300 millions de mètres cubes de bois. On compte presque 4000 genres d’arbres, ce qui fait de Taiwan un jardin naturel de plantes connues en Asie.

Taiwan est « un grenier à riz », et le riz Penglai en est l’espèce la plus connue. On la surnomme aussi « l’entrepôt de sucre en Orient ». Elle produit en abondance du thé, des fruits (banane, ananas, agrumes, litchi, longane, coing, pamplemouse, nèfle, mangue, olive, noix d’arec et noix de coco). Elle possède de riches ressources forestières et de nombreux marais salants.

Parmi les ressources de Taiwan, on peut citer encore les orchidées, les papillons, le corail et le poissons, et bien d’autres choses.
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