16 août 2012

La noix de bettels à Taiwan (drogue locale tolérée) !!

Cette pratique est en fait très répandue en Asie : Inde, Indonésie, Malaisie, péninsule indochinoise, Chine et Taiwan. Une feuille de bétel est enduite de chaux blanche ou rouge (à Taipei on préfère la blanche à la rouge), le tout est ensuite roulé sur des morceaux de noix d'arec. On débite les noix avec un couteau spécialement conçu à cet effet et la chaux est prise d'une boîte au moyens d'une spatule. A Taiwan (et en Chine) la noix d'arec porte le nom Pinlang, nom directement emprunté du nom malais " pinang ".



Dans la capitale taiwanaise, le pinlang se vend sur des étals, à côté des cigarettes et autres boissons. Sur les grands axes routiers, les noix fabriquées et vendues dans les échoppes sont distribuées généralement par de charmantes demoiselles plus que courtement vêtues (voir videos), les pinlang Mei.
Les noix de bétel sont associées à des produits stupéfiants. Elles sont sensées développer l'énergie (dont sexuelle) et apporter une sensation de chaleur.
Selon une enquête menée à Taipei, 600 000 noix de bétel étaient vendues quotidiennement dans la capitale sur 1 300 étals.

Actuellement le bétel est dans la ligne de mire des esprits bien pensant de Taiwan. Le prétexte est que cela donne une mauvaise image. Toute une polémique est même née.

A votre prochaine visite à Taiwan essayez donc une noix de bétel (tant que cela est encore autorisé) c'est très socialisant. Mais n'en abusez pas !!



La noix de bétel est la cause de nombreux cas de cancer de la bouche dans l'île et fait l'objet de plusieurs campagnes de sensibilisation ("Tu t'es vu quand tu mâches ?"). Cependant le marché de la noix de bétel est florissant depuis plusieurs années et l'argent qu'il génère fait taire les politiciens sur les retombées néfastes sur la santé.

Lorsque que l'on s'arrête en scooter a un feu rouge, il ne faut pas poser ses pieds trop loin du scooter. Déjà parce qu'il est fort possible de se faire rouler dessus par les nombreuses voitures ou taxi qui nous frôlent en voulant tourner à droite mais aussi parce que les mâcheurs de bétel ne regardent pas trop où ils crachent.

Le fait de voir déjà ses crachats rouges sur la route me dégoûte, et surtout en voyant certains livreurs la bouche toute rouge. Je peux vous assurer que cela ne me donne pas du tout l'envie d'essayer...



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02 août 2012

Le National Security Bureau, les services secrets de Taïwan !!


Le National Security Bureau ( N.S.B. ou 國家安全局) est le principal service de renseignements de la République de Chine à Taiwan. Il a été fondé en 1955 par un décret présidentiel de Chiang Kai-shek qui entendait par cette organisation superviser tous les différents services de sécurité du territoire taiwanais, les différentes agences militaires et les diverses organisations du K.M.T. alors seul parti politique à Taïwan. Cette nouvelle organisation fut vite surnommé « KGB taiwanais » ou plus simplement « TKGB » en référence au service de renseignements soviétique et au fait que, comme le Komitet Gossoudarstvennoï Bezopasnosti, le service fondé par le généralissime Chiang disposait de pouvoir extrêmement étendus.

Le premier directeur général était le général trois étoiles Cheng Jie-min (鄭介民), déjà connu pour avoir été directeur adjoint du Bureau of Investigation and Statistics du Conseil Militaire National. Le B.I.S. fut de 1938 à 1946 le service de renseignements de la République de Chine et traîna durant sa courte existence une épouvantable réputation de part sa spécialisation dans les opérations de surveillances mais aussi d’enlèvements, d’assassinats, d’arrestations arbitraires et de tortures. Par la suite les effectifs du B.I.S. furent largement décimés en République populaire de Chine lors de la prise de pouvoir des communistes mais certains hommes clés, comme le général Cheng, rejoignirent Taïwan sains et saufs et poursuivirent leurs carrières dans les divers services de sécurités et dans l’armée. De facto le National Security Bureau fut souvent perçu comme le successeur direct du Bureau of Investigation and Statistics, ce d’autant que les méthodes utilisées ne différaient pas tellement de celles employées par son sinistre prédécesseur. A l’origine le N.S.B. ne dispensait pas de formation spécifique à ses recrues, largement « pêchées » dans les rangs de l’armée ou de la police et ce n’est que quelques années plus tard que l’agence mettra au point ses propres procédures de recrutement et de formation afin d’avoir des agents nettement plus qualifiés et efficaces.
Au cours de la période de règne du Kuomintang, le N.S.B. sera, malgré sa puissance, une organisation toujours semi-clandestine. C’est le 1 janvier 1994 que le N.S.B. devient par décret présidentiel un service officiel et légal. Ce décret permet au N.S.B. d’exister au grand jour même si cela signifie pour l’organisation de se réformer en profondeur, notamment pour s’adapter à la société actuelle et à ses lois fondée sur la démocratie ainsi qu’aux nouvelles menaces auxquelles fait face Taïwan.

Habituellement, le directeur du N.S.B. est systématiquement un militaire (et non un civil), et plus précisément un général trois étoiles. Une rupture interviendra toutefois en 2003 lorsque le président de l’époque, Chen Chui-bian, nomma Wang Jim-wong (王進旺), ancien directeur de la National Police Agency à la tête du Bureau. La parenthèse civile fut brève puisque dés 2007 un militaire reprit les rênes du N.S.B.

Suite au remaniement lié à la démocratisation de Taïwan, le N.S.B. possède maintenant six antennes :

- Renseignement international
- Renseignement dans le secteur de la République populaire de Chine
- Renseignement interne à Taïwan (contre-espionnage principalement)
- Analyse et étude des services de renseignements étrangers
- Renseignement électronique (écoutes, satellites,…) et sécurisation des (télé)communications
- Contrôle et surveillance des installations clés de Taïwan

Pour aller plus loin : cliquez ici

Source : Simon pour Taiwan Mag.


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