15 mars 2014

Les postes taiwanaises veulent redonner le goût des lettres !!


Pour redonner le goût de l’écriture aux Taiwanais, Chunghwa Post s’est mobilisée et propose à ses usagers d’envoyer des lettres qui ne seront distribuées que dans une trentaine d’années. Lancé hier, le service a pour ambition d’inciter les gens à reprendre le temps des choses simples et profondes, a expliqué Chunghwa Post.
« Coucher vos pensées sur le papier est une chose totalement différente que de les comprimer en 140 caractères sur Twitter, a souligné un responsable des postes. Nous souhaitons redonner à la lettre écrite tout son charme. »
Chunghwa Post a expliqué que cette initiative était conçue pour encourager les gens à penser plus profondément, à mieux ressentir le poids des mots au moment où ils prennent le temps de rédiger la lettre, mais aussi et de manière plus importante encore, à exprimer plus facilement des sentiments qu’ils auraient refoulés pendant des années.
Taiwan est le second pays au monde à mettre en place cette initiative, après la Chine qui a lancé un service de « distribution lente » basé sur la même idée, a-t-on indiqué à Chunghwa Post.
En plus des frais normaux d’affranchissement, une lettre destinée à être distribuée plus tard coûtera à l’usager 150 dollars taiwanais de frais de dépôt pour une durée de 15 jours à trois ans. Pour une durée de trois à six ans, les frais de dépôt passent à 250 dollars taiwanais, puis à 300 dollars taiwanais pour une durée de six à dix ans. Pour la modique somme de 150 dollars taiwanais, l’usager peut annuler à tout moment la distribution différée de la lettre.

Chunghwa Post s’est dit confiante dans la réponse du public à son initiative, qui vise notamment à redonner un peu d’activité à un service postal mis à mal par la rude concurrence de la correspondance électronique.
(Source Taiwan Info)




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28 février 2014

Le massacre du 28 février 1947 !!

Pendant longtemps j'ai essayé de comprendre pourquoi le 28 février chaque année était un jour férié à Taiwan, la réponse ci-dessous : 


1945 marque la fin de la seconde guerre mondiale. L’île de Taiwan, colonisée depuis 1895 par le Japon passe sous le contrôle de la Chine nationaliste.
Les forces alliées, occupées au Japon et en Corée, demande au gouvernement nationaliste de Chiang Kai Chek de s’occuper de la reddition des japonais, sans régler la question de savoir à qui revient Taiwan après le départ de ces derniers. Le problème réside dans le fait que Formose a subit la politique colonialiste japonaise durant 50 années. Son système social, administratif et culturel a évolué très différemment de celui de la Chine. Le grand fossé entre la Chine continentale et Taiwan, après la seconde guerre mondiale, réside dans le langage. En effet, la langue officielle à Taiwan a été le japonais durant la période coloniale, en conséquence la plupart des taïwanais âgés de moins de 50 ans ne peuvent ni parler ni comprendre le chinois mandarin, même si le taïwanais (dialecte de Formose) partage les idéogrammes chinois à l’écrit. Avec le manque de moyens de communication, un certain fossé se creuse entre la population taïwanaise et le nouveau gouvernement nationaliste.

Le gouverneur Chen Yi
.
Au lieu d’essayer de surmonter les difficultés,le gouvernement, représenté par le gouverneur Chen Yi, bien au contraire, aggrave la situation en menant une politique autoritaire. Les Taïwanais sont privés du droit d’accéder au pouvoir politique ou de l’exercer. Cela arrive par ailleurs au moment où, à Formose la bureaucratie est de plus en plus corrompue sur fond de dépression économique. Ce qui va mettre le feu aux poudres à ce que l’on appellera plus tard « l’incident du 28 février », mais qui est en fait un véritable massacre, est l’arrivée de représentants de l’État, chargés de l’administration du monopole gouvernemental du tabac. Les officiels, accompagnés d’une douzaine de policiers confisquent à une femme des cigarettes de contrebande. La femme tentant de s’interposer, est molestée par un des policiers présents. La scène ne manque pas de scandaliser les badauds, donnant lieu à des affrontements dans lesquels un homme trouve la mort.
CHEN Cheng-Po, artiste taiwanais, une victime parmi des milliers d'autres, a été tué le 28 février 1947. Son corps resta en l'état dans la rue pour plusieurs jours.
Le lendemain, le 28 février 1947, une foule incroyable se rassemble dans les rues de Taipei, et consécutivement des révoltes envers le gouvernement ont lieu dans bon nombre de villes de l’île. La loi martiale est alors déclarée et les troupes armées nationalistes tirent sur la foule. La rébellion est finalement écrasée, mais l’armée continue son action les jours suivants, en arrêtant et en exécutant les personnes sensées être capables de mener un mouvement de résistance contre le gouvernement nationaliste. Bon nombre de ces personnes exécutées ou disparues se trouvent être des leaders politiques et intellectuels taïwanais.
L’incident du 28 février est resté pendant longtemps un sujet tabou à Taiwan. Ce n’est qu’en 1993 qu’un rapport est publié par un groupe de 5 historiens sur commande du Yuan Exécutif. C’est la première fois en 45 ans que le gouvernement du Guomindang admet que son armée a tué entre 18000 et 28000 taïwanais « de souche » durant le massacre de 1947.
Cependant, plus de 50 ans après les faits, l’incident du 28 février 1947 empoisonne toujours l’harmonie des ethnies à Taiwan, les affrontements ayant opposé les chinois venus de Chine continentale aux Taïwanais (chinois ayant émigré sur l’île avant le 20ème siècle). Même après les excuses publiques du président Li Tenghui et la construction de monuments commémoratifs à la mémoire des personnes tuées ou disparues, à travers toute l’île, la réconciliation s’avère toujours difficile.


Un monument à la mémoire du massacre
Un monument en mémoire du massacre du 28 février 1947 a été érigé dans le centre ville de Taipei dans un parc baptisé « 2-28 Memorial Park ». Ce monument a été inauguré le 28 février 1997.


Traduction du texte gravé sur le monument :
« En 1945, quand la nouvelle de la défaite et de la reddition japonaise atteint Taiwan, la population taïwanaise se réjouie que l’injuste autorité coloniale japonaise ait enfin cessée. Mais elle fut bientôt surprise par l’incompréhension dont fit preuve Chen Yi , le fraîchement nommé gouverneur de l’île, à l’encontre de Taiwan et de son peuple. Rendant les choses pires, Chen et ses officiers se montrèrent indisciplinés et de corrompus.
Le résultat en fut la chute de la production et de la consommation, le chômage et l’inflation atteignant des sommets. Le ressentiment de la population était à son comble.
Le 27 février 1947, lors d’un contrôle de vente irrégulière de tabac dans la rue Yen-Ping Nord, des employés du « Bureau Taïwanais du Monopole du Tabac et du Vin » frappèrent et injurièrent une vendeuse. Puis ils ouvrirent le feu tuant un badaud innocent. Le public fut outragé.
Le jour suivant, les citoyens de Taipei descendirent dans les rues et manifestèrent. Ils défilèrent jusqu’au cabinet du gouverneur et appelèrent à des sanctions immédiates pour les meurtriers. En réponse, des coups de feu furent tirés sur les manifestant faisant de nombreux tués et blessés. Cela engendra de furieuses protestations dans toute l’île et une lutte contre le régime.
Afin de résoudre le conflit et de calmer les esprits, les leaders des différentes communautés autour de l’île ont commencèrent alors à mettre en place des comités pour servir de médiation entre les protestataires et le gouvernement. Au même moment, une réforme politique était demandée. Chen Yi fut insensible et répondit avec autorité et traîtrise. D’un coté il négociait avec les comités et de l’autre il traitait les leaders comme des traîtres et des voyous, et demanda à Nankin des troupes de renfort. Ayant reçu le rapport de Chen, le président du gouvernement, Chang Kai-Shek, ordonna l’envoie immédiat de troupes.
Le 8 mars 1947, la 21ème division commandée par le général Liu Yu Ching débarquait à Jilong. Le 10 mars, la loi martiale était déclarée dans toute l’île. Ke Yuan Fen, chef du personnel de la Garnison de Commandement de Taiwan (Taiwan Garrison Command) ; Shih Hong Hsi, commandant du District de Jilong ; Peng Meng Chi, commandant du District de Gaoxiong ; Chang Mu Tai, commandant d’un régiment de la police militaire et d’autres commencèrent un brutal  » nettoyage de la campagne  » dans lequel de nombreux innocents furent tué. En quelques mois, le nombre de morts, de blessés et de disparus atteignait des dizaines de milliers. Jilong, Taipei, Chaiyi et Gaoxiong subirent les plus lourdes pertes. L’incident se fit connaître sous le nom de massacre du 28 2.
Depuis lors, le peuple taïwanais fut sous le coup de la loi martiale durant presque un demi-siècle. Le gouvernement et l’opinion publique étaient réduits au silence ; personne n’osant briser le tabou du massacre du 28 2. Cependant, les griefs et les ressentiments envers ces atrocités perpétrées restèrent vivaces et il fut ressenti comme nécessaire de parler ouvertement de ce problème afin de pouvoir en faire le deuil. La méfiance entre taïwanais et continentaux et les disputes entre partisans de la déclaration d’indépendance de Taiwan et ceux d’une unification à la Chine devenaient des problèmes importants avec d’inquiétantes implications potentielles.
Après la levée de la loi martiale en 1987, la population sans aucune distinction de condition sociale sentait qu’il n’y avait aucun espoir de paix et d’harmonie à moins que le profond malaise ne soit endigué. En conséquence, des recherches et des investigations sur le massacre du 28 2 démarrèrent ; le Chef de l’État fit des excuses publiques ; les victimes et leurs familles reçurent des compensations. Et un monument fut érigé.
Pourtant, les soins apportés au traumatisme d’une société doit dépendre des efforts de collaboration de tout son peuple.
Nous avons donc inscrit ces mots sur cette plaque commémorative dans l’espoir de consoler les victimes et de réconforter leurs familles. Nous espérons également que ces mots serviront d’avertissement et de leçon à tous les compatriotes taïwanais. Dorénavant nous devons ne faire qu’un, sans tenir compte de nos différents groupes d’appartenance ; nous devons nous entraider avec compassion et nous traiter mutuellement avec sincérité ; nous devons dissoudre haine et ressentiment et apporter une paix longue et durable.
Puisse le ciel bénir Taiwan et la garder prospère. »

Source Taiwan Mag.




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16 février 2014

La ville de Kaohsiung dans le sud de Taiwan !!

Une superbe vidéo que je vous laisse découvrir sur la ville de Kaohsiung dans le sud de Taiwan.


Kaohsiung est caractérisée par un style de vie cosmopolite et une activité trépidante. La deuxième plus grande métropole de Taïwan est un exemple type de réussite économique. Elle possède le plus grand port outre-mer de l’île et dispose, comme Taipei, d’un aéroport international. Disposant d’un gigantesque port à conteneurs, d’une cale sèche et d’un chantier de démantèlement, le port de Kaohsiung n’a pas à craindre la comparaison internationale. Avec leurs immeubles modernes en acier et en verre, les larges rues de la ville créent un contraste saisissant avec le Taïwan rural. Mais Kaohsiung est bien plus qu’un simple centre industriel. La ville et son environnement direct réservent aux touristes quelques attractions remarquables. La Shoushan (« montagne de la Longévité ») compte de nombreux temples, pavillons et terrasses ombragées. Au sommet de la montagne, l’écrin des martyrs offre une vue fantastique sur la ville. La Hsitzu Bay, située au bord de la ville de Kaohsiung, non loin de Shoushan, tout comme la plage de sable noir de Chichin, sur une île étroite, sont des refuges parfaits pour se protéger du soleil estival. Kaohsiung a également de quoi satisfaire les acheteurs occasionnels. Les consommateurs ont le choix entre les grands magasins, les boutiques modernes et les marchés nocturnes multicolores. Le marché nocturne de Liuho attire les visiteurs avec un grand choix d'encas et de produits intéressants. Les restaurants et les bars accueillants se chargent du divertissement nocturne. Après un court voyage vers le nord en partant du centre-ville, nous parvenons dans la charmante zone balnéaire du lac de Chengching. L’attraction principale du lac est la majestueuse « pagode de restauration ». La zone de repos compte également des îles et des ponts, des tours et des pavillons, des allées, des aquariums et des piscines. Elle permet également de faire du bateau, de pêcher, d'entreprendre des randonnées et de jouer au golf. Le charmant « pavillon du printemps et de l’automne » est entouré par les eaux du lac Loto, près de Tsoying et n’est accessible que par un petit pont à partir des rives du lac. Non loin de là se trouvent les pagodes du dragon et du tigre qui sont reliées à la rive par un pont en zigzag. De l’autre côté du lac, on peut apercevoir les temples érigés en hommage à Confucius et au dieu de la guerre Kuan Kung.




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01 février 2014

Une œuvre d’une joaillière taiwanaise dans les collections permanentes d’un musée américain !!



Elle fait partie des jeunes designers et stylistes taiwanais qui ont le vent en poupe aujourd’hui aux Etats-Unis : Cindy Chao [趙心綺], créatrice de bijoux, peut maintenant aussi se targuer d’avoir une de ses œuvres dans un musée. Une de ses créations, une broche en forme de papillon aux ailes incrustées de diamants a en effet retenu l’attention du Musée national d’histoire naturelle qui dépend de la Smithsonian Institution, à Washington, et qui a décidé de l’intégrer dans ses collections permanentes.
C’est la première fois qu’une œuvre d’une artiste de Taiwan entre dans les collections de la vénérable institution installée dans le Mall de Washington depuis 1910 et qui abrite des millions de spécimens et œuvres de toutes sortes.
Le papillon dessiné par Cindy Chao, intitulé « Royal Butterfly » et qui comporte des saphirs, des rubis, des diamants et des grenats, avait été sélectionné en 2009 par la Smithsonian Institution comme candidat à une intégration dans sa collection de pierres précieuses et de bijoux, laquelle inclut entre autres le plus gros diamant du monde et des boucles d’oreilles ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette.
Les bijoux de Cindy Chao, des pièces uniques faites à la main sur commande, avaient déjà fait parler d’eux la semaine dernière à la cérémonie des Oscars, lorsque l’actrice Salma Hayek est apparue sur le tapis rouge avec un magnifique chignon orné d’un de ses diadèmes.
Formée aux Etats-Unis, Cindy Chao expliquait récemment que le fait d’avoir vécu et étudié à l’étranger lui avait permis d’élargir son esprit et de créer des pièces ayant un caractère plus universel.
La créatrice, qui a fondé sa marque en 2004, dispose d’un atelier employant 35 personnes à Taipei.

Source Taiwan Info 




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15 janvier 2014

Se loger à Taiwan, comment ça se passe ?

C’est une question qui revient assez souvent. 
A présent que pas mal de gens consultent mon blog pour savoir comment trouver du boulot, j’ai des demandes concernant le logement. (Je suis inondé de messages)
Je ne savais pas que tant de personnes voulaient vivre sur l’île.  
Note importante : 
Vincent donne des prix à titre indicatif et des conseils pour essayer de renseigner les gens. Il y a toujours des petits malins qui vont se pointer avec des choses du genre « ah mais moi je me suis trop bien débrouillé j’arrive à trouver tellement moins cher olol noob ». 
Tant mieux pour vous ! Il y a toujours moyen de trouver moins cher (ou plus cher) en cherchant bien. Donc pour les gens qui viennent donner des « conseils inutiles » dans ce genre, n’y pensez même pas ! 

Généralités  

De mon avis personnel, trouver un logement à Taiwan est beaucoup plus facile – ou plutôt moins contraignant – qu’en France, et surtout à Paris. 
Le marché local est assez flexible et il y n’y a pas de pénurie. Par contre il y a quelques petites choses sur lesquelles il faut bien se renseigner, sous peine de finir avec quelques petits soucis. 
Dans cet article, je vais surtout détailler à propos de la location, je ne m’y connais pas beaucoup en achat par ici. Le principe reste le même pour les deux : très forte demande sur les petits appartements pour une personne ou un couple et très forte économie d’échelle quand la taille de l’appartement grandit. 

Les différents types de locataires

Il est d’abord essentiel d’identifier son besoin. 
Cela se fait en règle générale en définissant plusieurs critères : le budget, le nombre de personnes, les moyens de locomotion disponibles, la situation professionnelle, les goûts personnels. Enfin je vous apprends rien là ! Voici les catégories que je rencontre le plus souvent à Taiwan : 

les étudiants fauchés : 

ils sont là pour quelques mois au plus et n’ont pas vraiment besoin d’un endroit très compliqué. A côté des transports en commun c’est plus pratique. Si les dortoirs de l’université ne sont pas disponibles, trouver une colocation sympa peut-être une bonne option, surtout si on aime la bonne ambiance et diminuer les coûts. On s’en sort entre 5000 et 10 000 NTD par mois. 

les travailleurs « temporaires » pas trop fauchés : 

des gens comme vous et moi qui gagnent bien leur vie mais qui aimeraient éviter de dépenser 50% de leur loyer en frais de logements. Une notion un peu plus poussée de la ville et de ses transports en commun est nécessaire. Ou un scooter.  Si la colocation ne vous dérange pas et/ou si vous n’êtes pas là pour 10 ans, être en colocation est aussi une bonne option. On s’en sort entre 10 000 et 25 000 NTD par mois pour un appartement décent pour deux sans colocation. 

les travailleurs (temporaires) plein aux as : 

ça existe ! Par exemple si vous êtes en mission pour une grande compagnie pour quelques mois ou plus longtemps, il y a moyen de vous faire très plaisir au niveau du logement avec des immeubles flambant neuf au service impeccable et totalement hors de prix pour la plèbe locale (il en faut pour tous les goûts hein). Mais ce guide n’est pas vraiment pour cette tranche de prix. Là eh bien, pas de limites au prix ! Evitez quand même de trop vous faire arnaquer. 

les gens qui s’installent pour de bon : 

là non plus vous n’allez pas vraiment avoir besoin de mon aide, vous êtes peut-être déjà en train d’acheter votre maison ici ! 

Le juste prix 

Parlons mais parlons bien : Taipei est hors de prix en comparaison avec les autres villes de Taiwan. Voilà c’est dit. 
Après c’est une question d’évaluation des coûts ainsi que des goûts et des couleurs de chacun. 
Pour ceux par exemple qui ne veulent pas toucher aux scooters et aux voitures. Donc vivre dans une ville aux transports en commun pourris n’est pas une option. Et puis la plupart des (premiers en tout cas) emplois pour étrangers sont à Taipei… Donc c’est pas souvent une question de choix. 
Les autres grandes villes (Taoyuan, HsinChu, Tainan, Taichung, Kaoshiung, etc…) sont quand même civilisées je vous rassure, (je peux vous en parler car j'habite à Taoyuan dans une maison avec une superbe vue sur des rizières) il y a de quoi s’occuper là-bas et les habitants locaux se feront un plaisir de vous expliquer comment leur vie est meilleure que la vôtre car ils sont hors de Taipei.   
Je pense qu’à Taipei on ne devrait pas dépasser 10 000 NTD par personne et par mois, ça me semble relativement honnête comme estimation. 

Les différents types d’endroits à louer 

A Taiwan j’ai remarqué que les endroits que l’on pouvait louer se ressemblaient tous. Un truc à prendre en compte : ne vous fiez pas à la façade ! A Taiwan tout a souvent l’air moche depuis l’extérieur et vous pourrez avoir de bonnes surprises… 
° Le vieux bâtiment pourri : 
4 ou 5 étages maximum, on peut louer aussi la maison sur le toit. Pas d’ascenseur, très peu de services. La solution la moins chère. Si on trouve un appartement refait il y a pas longtemps, très bonne opportunité. Par contre attendez-vous à quelques marches d’escalier. 
° Les vieux bâtiments un peu moins pourris : 
plus haut (une dizaine d’étages), services variables, des ascenseurs, le toit est souvent un espace commun. Il faudra payer des charges supplémentaires en fonction des services disponibles : gardien à l’entrée (utile pour les colis), vide-ordure (utile pour les feignants qui veulent pas attendre le camion-poubelle), etc… 
° Les maisons : 
quasiment impossibles à trouver au centre-ville, elles offrent souvent un excellent rapport/qualité prix car elles sont excentrées. Si l’on trouve le bon endroit, cela peut faire de super colocations. 
° Les nouveaux bâtiments : 
souvent très haut et « design » on les reconnaît au fait qu’ils sont souvent hors de prix (à Taipei en tout cas) et à la mauvaise habitude d’être en « double deck ». Qu’est-ce que c’est ? En gros il y a 3,6 mètres au plafond et l’appartement a deux petits « étages ». Ce que l'on peut appeler chez nous un duplex.
Le service y est souvent très bon et il y a plein d’endroits communs (karaoke,piscine, billard, gym…) mais ça veut dire qu’il faut payer. (sortez votre fric)....
Note à benêts : 
à Taiwan on ne compte pas en m² mais en ping 坪. 
Selon Wikipedia, cela correspond à la taille de deux tatamis, soit 3.3m². Ca s’invente pas. L’autre finesse à savoir est le calcul de la surface : les Taiwanais ont la (très) fâcheuse tendance à prendre en compte les espaces communs (entrée, toit, cave, parking, pot de fleurs…) dans le calcul de la surface… Donc un endroit de 20 pings ne fera peut-être qu’en « vrai » 15 pings ! 

Bail et propriétaire 

Bon comme je l’ai dit un peu plus haut, c’est moins contraignant à Taiwan de trouver un endroit. La plupart du temps le propriétaire vous demandera une copie de votre pièce d’identité, une caution de deux mois (sachant que le loyer se paye d’avance… prévoir donc 3 mois de loyer à payer au début) et de signer le bail. C’est à peu près tout ! Attendez-vous à faire pas mal de ménage à l’arrivée… la plupart du temps les endroits sont vraiment crasseux. 

Parlons un peu du bail. C’est un petit livret rouge (assez standard) tout en chinois (pas facile de trouver un bail en anglais), dans le doute essayez quand même de vous faire accompagner par un ami taiwanais pour vous assurer que tout est réglo. Avec de la chance il négociera même pour vous une petite réduction. J’ai toujours eu une bonne expérience avec les propriétaires Taiwanais (sauf une fois où le mec était vraiment radin) et la plupart du temps ils vous ennuieront pas avec la caution à la fin du bail, à moins d’avoir brûlé la moitié de l’appartement. Les périodes minimales de location sont négociables et la plupart du temps annoncées à l’avance. 
Bien entendu plus vous restez longtemps, moins c’est cher ! 
En cas de rupture de contrat, la plupart des propriétaires vous demandera un mois de loyer. Toute la caution si ils sont vraiment méchants… C’est un truc à négocier lors de la signature du bail. 

Trouver un appartement 

Je discute je discute mais finalement on ne sait toujours pas comment trouver où vivre ! Voici une petite liste de moyens utiles : 
° Le fameux Tealit qui peut être une bonne option surtout pour trouver une colocation. Idéal si vous parlez pas un mot de chinois.  
° La référence : le site qui s’appelle 591. C’est un peu le 104 (104 c'est pour trouver du travail)  des logements Ils ont notamment une carte très très utile, même si je trouve les critères de recherche un peu flous. 
° Un petit site que j’ai découvert il y a pas longtemps : Howso qui agrège du contenu. Très pratique, il intègre des critères de recherche super précis. 
° Votre réseau ! Si vous connaissez des gens à Taiwan (idéalement des amis, de la famille) Cela peut-être une piste rapide et pas chère, surtout pour les faibles durées. 
° Des agences de location : elles sont assez rares à Taiwan. Contrairement à la France, la location se fait beaucoup de particuliers à particuliers. A l’inverse des ventes : vous pouvez voir des agents immobiliers environ tous les trois mètres à Taiwan. Mais je m’égare. Une agence demandera en règle générale entre 15 jours et 1 mois de loyer, mais elles peuvent fournir des services en plus : bail en anglais, prise de rendez-vous, bons appart’… 

Trucs et astuces 

° On en blague souvent mais : regardez à côté des cimetières ! Les loyers peuvent être beaucoup plus bas à Taiwan, car les gens ici n’apprécient pas du tout la proximité des tombes. 
° Essayez de passer à plusieurs heures de la journée pour voir si l’endroit est bruyant, pollué.  
° Méfiez-vous de la proximité des temples, ici ils ont tendance à être bruyants. 
° Débrouillez-vous pour savoir comment se passe la collecte des poubelles. Parfois c’est centralisé dans le bâtiment, mais il est aussi fréquent de devoir les descendre soi-même à heures fixes. 
° Le gaz de ville est vraiment pas cher comparé à l’électricité, utile pour chauffer l’eau en hiver.
° Demandez toujours un bail et un reçu (surtout pour la caution). C’est pas applicable qu’à Taiwan, mais on ne le répète jamais assez ! 
° Concernant les modes de paiement, la plupart du temps on vous demandera par virement. Soit vous avez un compte local et c’est pratique (dans tous les distributeurs ou par internet), soit il vous faudra aller tous les mois à la banque. 
° Les grandes fenêtres illuminées c’est bien (surtout que ça a tendance à être humide ici), mais attention l’été ça tape pas mal 
° Côté cuisine, ne vous attendez pas à des miracles dans les petits studios. La plupart du temps ça se limite au strict nécessaire (un placard, un évier, une plaque de cuisson), voire rien du tout. Pourquoi donc ? Eh bien quand on est tout seul c’est souvent moins cher et plus rapide de pas faire sa bouffe soi-même.  
Voilà c’est à peu près tout ce que je sais sur les logements à Taiwan ! 

Vous pouvez consulter aussi les bonnes idées de Vincent :  

Vivre à Taiwan, combien ça coûte ? 

Travailler à Taiwan, comment cela se passe ?





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