02 septembre 2011

Centième année : regards francophones !!


L’ÎLE DE TOUTES LES RÉVOLUTIONS

Denis Forman est avocat au Barreau de Paris mais c’est à Taipei qu’il exerce sa spécialité, le droit des Affaires. Arrivé par un beau dimanche de 1988 avec l’illusion du vide, il ne cesse de s’étonner du chemin parcouru par cette île.

Bouillonnement
Ce fut d’abord une impression de contraste absolu : le hasard voulut que mon arrivée à Taiwan eut lieu un dimanche après-midi radieux et que nous entrâmes dans Taipei par l’ouest de la ville où se situent nombre de ministères et autres administrations – le calme d’un tombeau ! Le lendemain matin, la ville était démontée : j’étais assailli par une circulation ahurissante, vélomoteurs en tête, et des fumées étouffantes, sous une pluie précédant un typhon. Bien entendu, le spectacle de Taipei faisait surgir les questions que tout étranger se pose lorsqu’il découvre cette ville : « Que veut-on protéger au moyen de ces grilles dont les fenêtres sont tristement recouvertes ? » ; « Que font ces centaines d’enfants en uniforme scolaire dans les rues de Taipei jusqu’à une heure tardive ? » ; « Pourquoi brûle-t-on du papier sur le bord des routes, parfois dans des lieux isolés ? » Voilà quelques intrigues dont j’ai gardé le souvenir. Mais au-delà de ces singularités, les Taiwanais que je rencontrais alliaient bonhomie et sérénité alors que la société environnante bouillonnait comme un chaudron : vie des affaires trépidante, magasins de toutes sortes ouverts jour et nuit, restaurants itou, marché immobilier surchauffé, bourse extatique...

La révolution du week-end
Les évolutions les plus marquantes relèvent à mon sens des libertés publiques, de la vie politique et de la protection sociale : les habitants de l’île peuvent désormais librement exprimer leurs choix politiques et affirmer une identité taiwanaise, ce qui ne se faisait qu’à mots (très) couverts avant les années 90. L’alternance politique a « joué » à deux reprises, en 2000 et en 2008. De grands changements sont aussi intervenus dans le domaine de la protection sociale, s’agissant pour l’essentiel de la création d’une assurance-santé accessible à tous (1994), de l’extension du Code du Travail à l’ensemble des salariés du secteur privé et d’un nouveau et plus juste système de retraites... Et puis Taiwan a généralisé la pratique du week-end de deux jours. Une véritable révolution a d’autre part eu lieu dans le domaine des transports grâce aux réseaux de métro urbain et au train à grande vitesse nord-sud. Enfin, alors que les aventures chinoises de quelques investisseurs ou marchands taiwanais faisaient écarquiller les yeux en 1990, les migrations d’entreprises et d’employés de Taiwan vers la Chine sont devenues, somme toute, assez communes.

Persévérance et adaptation
Pour réussir, les Taiwanais – qu’ils soient ingénieurs, industriels ou commerçants – ont fait montre de persévérance et de grandes capacités d’adaptation pour fabriquer des produits souvent conçus par d’autres. Il est vraisemblable qu’à l’avenir une plus large place sera dévolue à la créativité, à l’originalité. Sur un autre registre, la protection de l’environnement et du patrimoine semble devenir une préoccupation commune. Reste bien entendu la question de l’avenir de Taiwan au plan politique : espérons que le cap démocratique emprunté il y a vingt ans sera maintenu.

------------------------------


« CEUX QUI SE PLAIGNENT NE RESTENT PAS ICI LONGTEMPS »

La religieuse belge Hilda Van Hoolst a été envoyée voici 50 ans à Taiwan par la congrégation des Sœurs missionnaires du cœur immaculé de Marie.

Nouveaux-nés
Ce que je fais à Taiwan, je ne le fais par pour moi. Si ce n’est par amour et pour les gens, vous ne pouvez pas rester ici. Ceux qui commencent par se plaindre ne restent d’ailleurs pas très longtemps. Je suis arrivée dans l’arrondissement de Wanhua, l’un des plus pauvres de Taipei, en janvier 1961, il y a presque 50 ans. A l’époque, les gens vivaient dans les rues et celles-ci n’étaient bordées que de maisons basses aménagées très sommairement. On cuisinait dans la rue, les enfants y faisaient leurs besoins dans des trous creusés dans le sol. C’était le plus choquant. Notre congrégation a ouvert dans ce quartier un dispensaire, ravitaillé en médicaments depuis les Etats-Unis et la Belgique. Nous organisions des distributions de nourriture et de vêtements, nous partagions tout ce que nous avions. Ce n’était pas l’idéal mais nous ne pouvions pas rester les bras croisés. Puis le dispensaire est devenu un hôpital, avec un service de maternité où nous avons été parmi les premiers à Taiwan à nous occuper de prématurés. En deux ou trois ans, nous avons pu sauver plus de 100 bébés nés avant terme et, par l’intermédiaire des chauffeurs de taxi qui connaissaient l’adresse, il nous venait des mamans depuis Keelung et même Hsinchu. Dans les années 90, avec la mise en place de l’Assurance-santé, l’amélioration des services de maternité à travers tout le pays et la baisse de la natalité, nous avons procédé à de moins en moins d’accouchements. En 2000, nous avons été absorbés par l’Hôpital Cardinal Tien, dont le siège est à Xindian, dans la banlieue de Taipei, et nous nous sommes spécialisés dans l’accueil et le suivi des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. A ce moment-là, rien n’existait pour eux. Trois religieuses ont alors été envoyées en Belgique pour se former auprès des Frères de la charité, experts en matière de santé mentale.
Alzheimer
Je dis toujours oui aux patients : il faut leur donner un peu de bonheur. Même diminuée par la maladie, une personne est une personne. Cela dit, s’occuper des malades d’Alzheimer demande beaucoup de patience et d’amour. Aujourd’hui, les grands-parents n’habitent pas toujours avec leurs enfants et petits-enfants, comme cela était la règle auparavant à Taiwan. De ce fait, la liste d’attente pour une place dans notre résidence est longue. Nous exigeons des familles qu’elles rendent visite à leur parent au moins une fois par semaine et c’est une règle qui est dans l’ensemble bien respectée. Le coût du séjour est élevé mais les familles peuvent dans certains cas bénéficier d’une aide financière des services sociaux. L’Etat prend parfois également en charge les frais de certains patients, comme des vétérans de l’Armée arrivés à Taiwan avec Chiang Kai-shek [蔣介石] et n’ayant ici aucune famille. La population taiwanaise vieillit et il n’y a pas assez de naissances ! Dans 20 ans, cela posera d’énormes problèmes et fera peser sur les épaules des jeunes générations un fardeau très lourd. Cela m’inquiète beaucoup. Pour sensibiliser la population à la maladie d’Alzheimer et à l’épreuve qu’elle représente pour les familles, nous avons accepté que Yang Li-chou [楊力州] tourne dans notre établissement The Long Goodbye, un documentaire qui est sorti sur les écrans en novembre dernier.

------------------------------


« QUEL AVENIR POUR LES MUSICIENS DE TALENT ? »


En 1992, la clarinettiste Agnès Shih-Roussel a suivi à Taiwan son époux, spécialiste des percussions. Musicienne professionnelle, elle a été première soliste de l’orchestre symphonique de Kaohsiung. En 1993, elle a entamé une deuxième carrière, l’enseignement du français à l’Institut universitaire Wenzao, à Kaohsiung, où elle est professeur associée.

Pédagogie
La relation avec les élèves a changé du tout au tout : autrefois, les parents exigeaient de la sévérité et suggéraient de recourir aux châtiments corporels ; désormais, un professeur d’instrument se doit au contraire d’offrir des bonbons à ses jeunes élèves ! Cela étant, les apprentis musiciens sont très travailleurs. Les compétitions organisées par les mairies ou les associations musicales créent une émulation certaine. Les enfants acquièrent très vite un bon niveau, jouant tout de suite de grandes œuvres.

Dans le domaine de l’enseignement du français, Taiwan est particulièrement en avance dans l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Bien avant 2000, les établissements disposaient de matériels sophistiqués. Aujourd’hui, l’utilisation des réseaux sociaux (wiki, visioconférence...) et des plateformes de formation est monnaie courante.
Musique classique
En matière de formation des musiciens professionnels, la situation est aujourd’hui catastrophique. Il y a 15 ans, les départements de musique croulaient sous la demande. Depuis le début de la crise économique, les départements de musique ont commencé à se vider. Cependant, l’amateurisme et les cours de sensibilisation au collège et lycée se sont développés. Bien que le nombre élevé des spectacles produits sur l’île me surprenne, celui des places offertes dans les établissements scolaires a été considérablement revu à la baisse. Je suis inquiète pour le devenir professionnel des jeunes musiciens, notamment de ceux partis passer un diplôme à l’étranger et qui, de retour à Taiwan, restent sans emploi stable.

Tai-chi chuan
J’ai été éblouie en voyant les gens pratiquer le tai-chi chuan dans les parcs et je m’y suis essayée il y a 8 ans. Depuis 5 ans, je pratique cet art martial tous les jours. Il me procure calme intérieur et équilibre mental. J’ai la chance d’être à Kaohsiung, où vivent les descendants du maître Cheng Man-ching [鄭曼青]. Dans les cours auxquels j’assiste, les élèves ont entre 5 et 95 ans... Une discipline en plein essor !



A SUIVRE !!


Propos recueillis par Hubert Kilian et Pierre-Yves Baubry sur Taiwan Aujourd'hui.


Free Page Rank Tool

16 août 2011

Grammy Awards : la 4è sera-t-elle la bonne pour Xiao Qing-yang ?


Très réputé pour les pochettes de disques poétiques et créatives qu’il dessine, le designer Xiao Qing-yang a une nouvelle fois été nominé pour un Grammy Award, dans la catégorie meilleure pochette cartonnée ou édition limitée pour celle de Story Island , de la chanteuse Cin Cin Lee. Pour cette 4e course à la récompense américaine suprême, il n’a rien voulu laisser au hasard et s’est doté d’un site Internet dans lequel il présente son dernier opus en date.
Déjà nominé pour les Grammy Awards en 2005, en 2008 et en 2009, Xiao Qing-yang, a par ailleurs à son actif un joli palmarès. La pochette de Story Island , très aboutie sur le plan artistique, a été récompensée de trois prix internationaux : meilleure pochette de disque au 10e Prix de la musique chinoise, meilleur des meilleurs au Prix du design Red Dot, en Allemagne, et Prix du bon design du Chicago Athenaeum aux Etats-Unis.
Il faut dire qu’elle a de quoi surprendre : toute blanche, elle est accompagnée de 13 œuvres en papier découpé inspirées de la nature, de la vie rurale, de la ville : un singe blotti dans les feuillages, le bâtiment de la présidence de la République sous les feux d’artifice, des paysans au travail, des célébrations aborigènes, une famille fuyant les inondations et d’autres scènes traduisent l’amour de l’artiste pour son île natale et sa préoccupation face aux dégradations de l’environnement et aux catastrophes naturelles entraînées par le changement climatique. Plus surprenant, la pochette ne contient ni photo ni textes.

Source Taiwan Info


Free Page Rank Tool


01 août 2011

SCUBA DIVING IN TAIWAN !!

Je vous laisse simplement découvrir quelques images de "scuba diving" à Taiwan.
Les images valent mieux que les écrits......






Free Page Rank Tool


15 juillet 2011

Le rouge est mis !!


Ces derniers temps, on a vu des jeunes gens rentrer chez les cavistes avec à la main un manga intitulé Les gouttes de Dieu, dans les pages cornées duquel ils ont surligné quelques noms. Signée des Japonais Tadashi Agi et Shu Okimoto, cette étrange bible est en fait l’histoire exaltante d’une initiation : pour prendre possession de l’inestimable collection de grands vins d’un célèbre œnologue, ses deux héritiers potentiels doivent identifier 13 mystérieux vins à l’aide d’énigmes. Parsemé de noms de châteaux plus ou moins abordables, le manga est pour certains lecteurs le premier contact avec le monde du vin – un contact plus naturel que ne l’aurait été la lecture d’un docte volume tel qu’il y en a de plus en plus dans les rayons des librairies taiwanaises, dont Le goût du vin d’Emile Peynaud et Jacques Blouin qui vient de sortir en traduction chinoise.

Rouge et français

Les vins français sont nettement en tête des ventes à Taiwan depuis une décennie, s’arrogeant environ 55% d’un marché qui pesait, en 2008, 66 millions d’euros.

En 2009, selon les statistiques des douanes taiwanaises, Taiwan a importé plus de 10,5 millions de litres de vin en bouteille, sans compter les vermouths et autres vins aromatisés. Sur ce total, les importations en provenance de France s’élevaient cette année-là à 4,2 millions de litres, loin devant le Chili (1,15 million), l’Australie (1,1 million) et les Etats-Unis (900 000 litres).

Pour la France, qui en 2008 a exporté pour 6,8 milliards d’euros de vins de raisin selon des statistiques d’Ubifrance, le marché taiwanais n’est pas le plus grand, mais il a son importance. Selon une étude publiée par Vinexpo en 2007, Taiwan était en 2005 au 4e rang des pays consommateurs de vins tranquilles en Asie, derrière la Chine (Hongkong inclus), le Japon et la Corée du Sud. A Taiwan, lit-on dans le rapport préparé par Vinexpo, la consommation de vins tranquilles a augmenté de 70,83 % entre 2001 et 2005. Selon les professionnels, après un creux en 2009, la consommation est repartie de façon très encourageante.

Les rouges se vendent beaucoup mieux que les blancs. La proportion tourne aujourd’hui autour de 70% pour les rouges contre 30% pour les blancs, ces derniers faisant actuellement une percée. Quant au champagne et aux vins pétillants, ils ne représentent qu’une infime partie du marché, les Taiwanais étant d’une manière générale assez réticents face aux boissons gazeuses, alcoolisées ou non.

Pourquoi les vins rouges ? Dans les années 90, sans doute, c’est la couleur qui a été la principale motivation des acheteurs, car c’est celle du bonheur dans la culture chinoise. Le vin rouge se prête donc particulièrement aux occasions festives comme les mariages et les banquets où, ces dix dernières années, il a progressivement remplacé le cognac et les vins chinois au moment des traditionnels toasts.

Il doit aussi une partie de sa popularité à la réputation de « boisson santé » qui lui a été forgée dans les médias. Comme le chocolat noir, le vin rouge est, pour les Taiwanais, souvent paré de l’auréole du remède miracle. On en boit contre les maladies cardiovasculaires (sous l’influence d’une abondante littérature sur le fameux French Paradox), l’insomnie… Associé au fromage, il est même parfois conçu comme la base d’un régime amaigrissant ! Valérie Pearson, formatrice à la dégustation, qui analyse les tendances du marché taiwanais depuis juillet 2007 et a travaillé dans l’île pour des grands groupes de distribution, raconte ainsi avoir souvent entendu qu’il était bon pour les personnes âgées de boire un petit verre de vin rouge le soir avant de dormir…

Auteur : Laurence Marcout pour Taiwan Aujourd'hui.




Free Page Rank Tool


01 juillet 2011

Combats de chefs !!

L’ouverture à Taipei d’un Atelier de Joël Robuchon en novembre 2009, dans le très chic centre commercial Bellavita, en plein cœur des nouveaux quartiers de l’est, a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Si des grandes toques françaises officient parfois pendant quelques semaines dans l’île à l’invitation des grands hôtels, c’est la première fois en effet que l’une d’entre elles fait le pari d’une implantation à Taipei. Beaucoup ont voulu y voir le signe que la capitale s’est suffisamment internationalisée pour accueillir une maison d’un tel prestige. D’autres suivront, croit-on savoir dans les milieux informés en annonçant par exemple l’arrivée d’une enseigne Yannick Alleno courant 2011. Des frémissements qui font saliver les gastronomes taiwanais.

Les restaurants français ne manquent pourtant pas à Taiwan, et dans l’univers culinaire des Taiwanais, la cuisine française n’est pas ressentie comme la plus exotique. Dans certains quartiers, on compte quatre ou cinq « restaurants français » au kilomètre carré, preuve que cette offre est particulièrement attirante. Toutefois, l’expression « cuisine française » regroupe ici des réalités très diverses – on est tenté d’utiliser le mot « mythe » – qui auraient peut-être inspiré à Roland Barthes de savoureuses analyses. C’est que les vraies saveurs françaises restent assez méconnues du Taiwanais moyen qui continue par exemple de croire que le « pain français » doit absolument être tartiné de beurre aillé et repassé au four, ou que la salade doit être noyée de mayonnaise au ketchup. Il n’empêche qu’une belle clientèle de gourmets commence à prendre corps, à la faveur de l’ouverture toujours plus large de Taiwan aux influences étrangères. Les Taiwanais voyagent davantage qu’autrefois, ont les moyens de se faire plaisir et deviennent par conséquent plus exigeants.

Initiations

« Tout a commencé à la fin des années 80 au Ritz [rebaptisé depuis Landis], avec Jean-Claude Herchembert », se souvient Bernard Noël, aujourd’hui chef des cuisines à l’hôtel Formosa Regent. Lui-même fit un premier séjour à Taiwan en 1989, après notamment un passage apprécié à la Tour d’argent de Paris puis l’ouverture d’un restaurant pour la même enseigne à Tokyo en 1984. Taiwan émergeait alors à peine de plusieurs décennies d’isolement diplomatique et de loi martiale. « A l’époque, nous avions très peu de produits importés à notre disposition. La viande arrivait congelée… On faisait ce qu’on pouvait », lâche-t-il, laconique. Au départ, Jean-Claude Herchembert proposera donc plutôt une cuisine régionale destinée en priorité à la clientèle expatriée de Taipei. Par la suite, grâce à lui, le Ritz opérera une montée en gamme, avec le Paris 1930. Même chose au Sheraton, où Bernard Noël est recruté en 2004 pour reprendre le restaurant français Chez Antoine, lequel est alors déjà une valeur sûre.

Aujourd’hui, dit le chef haut-marnais, la grande gastronomie française est représentée par L’Atelier de Joël Robuchon bien sûr, mais aussi Villa 32 ou encore le Paris 1930 pour ce qui est des restaurants hébergés par des hôtels, ainsi qu’une poignée de très bons restaurants indépendants servant une clientèle prête à mettre le prix pour une expérience culinaire sophistiquée. La « province » elle aussi a sa communauté de gastronomes aisés qui se pressent par exemple à La Maison à Kaohsiung ou chez Le Moût à Taichung. Cela dit, il faut bien reconnaître, reprend Bernard Noël, que proposer de la gastronomie française à Taiwan reste « difficile… ».

Auteur:Laurence Marcout


Free Page Rank Tool