21 septembre 2009

10 ans déjà !!! In memoria !!

Tremblement de Terre du 21 septembre 1999
Dans la nuit du 21 septembre 1999 à 1h47, une violente secousse tellurique d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter ébranla le centre de l’île, avec un lourd bilan tant en vies humaines qu’en dégâts matériels.
[NDLR: 2161 morts, 8786 blessés et il y a encore 142 personnes portées disparues]
Cette catastrophe (appelée localement 9-2-1, une abréviation chinoise de la date du tremblement de terre) est encore bien vivante dans les mémoires de ceux qui l’ont vécue. Un vaste plan de reconstruction a été entrepris ensuite, et la vie a repris le dessus. Il ne faut cependant pas oublier la terrible nuit, et surtout, il faut essayer de comprendre la complexité des mécanismes géologiques qui ont causé ces destructions. C’est pourquoi le musée du Séisme de Taiwan a été créé sur le site où s’élevait avant le 921 le collège Kuangfu à Wufeng, dans le district de Taichung.

Le tremblement de terre de septembre 1999 est le résultat d’un mouvement tellurique le long de la faille de Chelungpu. Une partie du terrain de sport du collège de Wufeng s’est soulevée de 2,5 m, le musée s’étant constitué autour de cette cicatrice béante. Un peu plus loin, le grand hall d’exposition abrite une présentation de la formation et de la structure de la Terre, ainsi qu’un historique de la sismologie à Taiwan. Les bâtiments de l’établissement scolaire ont été conservés en l’état pour servir d’illustration grandeur nature des dégâts que peut causer un tremblement de terre.

Dans cette zone, les constructions détruites et le lit de la rivière soulevé montrent vraiment la dimension de la catastro phe, dit Hou Wen-chung, le directeur adjoint du musée. Cela a pour but de nous rappeler ceux que nous avons aimés et perdus, mais aussi de nous apprendre à nous prémunir contre de tels désastres.
Chaque année, on enregistre plus de 1 000 secousses telluriques perceptibles dans l’île.
Etant donné que de tels phénomènes sont inévitables, il est important pour les habitants de les comprendre pour savoir comment réagir lorsqu’elles sont plus fortes. « Tout le monde, à Taiwan, doit apprendre à vivre avec les séismes , poursuit Hou Wen-chung. En comprenant mieux ce qui les provoque, on les craint moins et on sait mieux se protéger et aider les autres. »
Source Taiwan Mag (Article rédigé par Kelly Her)

©Taiwan Aujourd'hui
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02 septembre 2009

Le Riz Taiwanais redécolle !!!

L’entrée de Taiwan à l’Organisation mondiale du commerce, il y a sept ans, comportait une contrepartie de taille : l’ouverture du marché du riz aux importations. Les producteurs locaux, fortement concurrencés, n’ont eu d’autre choix que d’innover et d’améliorer la qualité de leur production
Emballé avec goût, le riz est devenu une idée cadeau.


« J ’étais vraiment inquiet ou, devrais-je dire, mort de trouille, car j’avais investi toutes mes économies dans la culture du riz », raconte Lai Chao-hsuan, un producteur local. Comme lui, au cours des années qui ont suivi l’entrée de Taiwan à l’Organisation mondiale du commerce, le 1er janvier 2002, de nombreux riziculteurs ont retenu leur souffle. Autrefois protégé, le secteur a été ouvert à la compétition internationale et en a subi les conséquences : en 2007, les rizières n’occupaient ainsi plus que 260 159 ha, contre 307 037 cinq ans plus tôt. Ceux qui ont tenté d’aligner leurs prix sur celui du riz importé, beaucoup moins cher, ont vite vu leurs profits chuter. D’autres ont tiré leur épingle du jeu : la valeur produite en moyenne par riziculteur a ainsi crû de 40% entre 2001 et 2007.

Le déclic est en partie venu de la diffusion, en 2004, d’un documentaire, Le dernier riziculteur, de Juang Yi-tseng et Yen Lan-chuan, dont le titre en chinois, Wu Mi Le, se traduit par « le riz sans la joie ». Vu par plus de deux millions de téléspectateurs, le film a alerté l’opinion publique sur une possible disparition de la riziculture à Taiwan et ouvert le débat sur les moyens de revitaliser ce secteur.

Le film suit la vie de trois vieux habitants de Tainan, au sud de l’île, à la vie simple, et qui travaillent depuis des années à cultiver le riz. « Même si les récoltes sont décevantes et les prix bas, nous restons optimistes », y affirme placidement l’un d’eux, Huang Kun-bin. Le portrait émouvant de ces trois hommes retournant chaque jour à la tâche a inspiré de nombreux jeunes agriculteurs, qui ont porté sur ce métier un regard neuf.

Ils ont réalisé que, pour survivre, il leur fallait trouver une niche sur le marché mondial. « Si on leur prouve que les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour une meilleure qualité, cela incite les agriculteurs à s’engager dans cette direction, explique Chen Wen-deh, le directeur général de l’Agence pour l’agriculture et l’alimentation (AFA) qui dépend du ministère de l’Agriculture. Il ne faut plus faire rimer profit avec quantité. »

Parfaire le goût du riz est l’une des solutions imaginées. « Le régime alimentaire des consommateurs a changé, et nous devons aujourd’hui axer nos efforts sur l’amélioration du goût et non sur l’abondance des récoltes, dit Chen Wen-deh. Le développement de nouvelles variétés représente un premier pas dans cette direction. »
Les canards volent au secours des riziculteurs. Leur réintroduction dans les rizières contribue à la lutte phytosanitaire, dans le respect de l’environnement. (CHEN MEI-LING / TAIWAN JOURNAL)
La recherche de nouvelles variétés est un élément-clé de la montée en gamme du riz insulaire. (HUAHNG CHUNG-HSIN / TAIWAN REVIEW)

L’usine de décorticage Lu Shieh, renommée pour sa marque Da-chao, a quant à elle adopté le concept français d’appellation d’origine contrôlée. En effet, la qualité du riz dépend étroitement des caractéristiques des sols et de l’eau, de même que du vent et de l’exposition au soleil, explique son président, Chen Chao-hau. De plus, à chaque champ correspond un style de récolte bien défini.D’autres producteurs se positionnent sur le terrain de l’aliment-santé. Asia Rice Biotech, par exemple, a développé des techniques de pointe, dont on ne trouve l’équivalent qu’au Japon, pour la culture d’un riz brun pré-germé. Selon cette société, ce riz, commercialisé depuis 2006 sous la marque Just Rice, serait particulièrement adapté aux personnes diabétiques ou devant contrôler leur taux de cholestérol.Les progrès accomplis en matière de commercialisation, manifestes au regard des emballages, ont également contribué à la revitalisation du secteur. « Deux nouvelles tendances sont apparues : le petit conditionnement et les emballages créatifs, pour offrir », dit Chen Wen-deh. Le sac de riz de 5 kg a cédé la place à de plus petits formats, qui correspondent mieux à la taille désormais plus restreinte des familles. De façon assez surprenante, les boîtes de riz sont aussi devenues un cadeau à la mode, depuis que le capitaine d’industrie Terry Guo, à la tête du fabricant informatique Hon Hai, en a distribué à tous les invités de son mariage, l’année dernière.En fin de compte, la meilleure stratégie est de gagner la confiance du public, lequel ignore souvent tout de la culture du riz. Conscient de cet enjeu, des producteurs ont mis en ligne un site Internet grâce auquel des groupes de consommateurs peuvent « louer » des champs de riz.
Ils fournissent ainsi le soutien financier nécessaire aux fermiers qui cultivent le riz pour eux et les tiennent informés de l’avancée des travaux. La récolte est ensuite distribuée aux membres du groupe, en proportion de leur investissement.Dans le même esprit, Huang Kun-bin, l’un des héros du Dernier riziculteur, loue quelques parcelles à des entreprises, qui y amènent régulièrement leurs salariés observer les cultures. Une exploitation bio de Yuanli, dans le district de Miaoli, procure une expérience similaire à ses visiteurs, des écoliers pour l’essentiel.L’hebdomadaire britannique The Economist a récemment prédit, dans son édition spéciale Le monde en 2009, qu’après l’année de la crise alimentaire, 2009 serait celle des agriculteurs. Ceux-ci « produiront de bonnes récoltes à des prix plus élevés que ce à quoi ils ont été habitués ces 20 dernières années », écrit le magazine. Cela semble être le cas à Taiwan, à en croire le directeur général de l’AFA. « Les producteurs ont relevé les défis apportés par l’entrée dans l’OMC en misant sur l’innovation et en incitant les consommateurs à faire davantage attention à la qualité et à la sécurité de leur alimentation. »


Source :

Taiwan d'aujourd'hui - Amber Wu

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18 août 2009

Suite !! Typhon Morakot du 7/8 août 2009

Cérémonie funéraire pour le village martyre de Xiaolin

Un millier de personnes éplorées se sont rendues samedi sur le site où s’élevait le village de Xiaolin, dans les montagnes du district de Kaohsiung, enseveli par de massives coulées de boue une semaine plus tôt, pour y observer les rites d’adieux aux disparus. Des offrandes de monnaie votive et de nourriture avaient été préparées pour accompagner les défunts dans leur voyage, une cérémonie présidée par une trentaine d’officiants..

Entre 200 et 400 personnes, selon les estimations, auraient péri dans ce seul village, à la suite du typhon Morakot. Des familles entières ont disparu sous les coulées de boue qui, par endroit, atteignent une dizaine de mètres d’épaisseur. Pour l’heure, les autorités sont dans l'incapacité de donner des chiffres plus précis, attendant pour cela d’avoir procédé à une enquête auprès des survivants, en s’appuyant sur les registres officiels du village
Mais on ne saura sans doute jamais avec certitude combien de personnes ont été enterrées vivantes à Xiaolin.
Les recherches pourraient être définitivement suspendues à la demande des rescapés qui souhaitent que les corps de leurs proches soient laissés en paix. Yang Chiu-hsing, le chef du district de Kaohsiung, a expliqué vendredi que les lieux seraient peut-être transformés en un mémorial.

Xiaolin n’est pas le seul village à avoir cruellement souffert de la catastrophe. A Liukuei, par exemple, on craint que le bilan ne se chiffre par dizaines de victimes.
Il faut savoir que les images satellite ont montrées qu’environ 50 ha de montagne se sont déversés sur le village de Xiaolin, soit 3 à 4 millions de m3 de boue.
(Source Taiwan Info)



Expo Shanghai 2010 : Le Chat Léon, mascotte du Pavillon France


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10 août 2009

Typhon Morakot du 7/8 août 2009, le point !!!

Je rentre de France depuis quelques heures et je fais un copier-coller de l'article paru sur Taiwan Mag de mon ami Cédric de Tainan.
N'hésitez pas à regarder les vidéos pour vous donner une idée de l'ampleur du désastre... et la saison n'est pas terminée.


Les autorités ont annoncé officiellement en fin d’après-midi la mort de 14 personnes et 51 autres sont portées disparues. Mais on est toujours sans nouvelle des habitants du village de Hsiaolin, dans le district de Chiahsien, comté de Kaohsiung.


Le village est situé en montagne et il y aurait peut-être encore 600 personnes coincées. Les routes sont impraticables et la mauvaise météo rend difficile l’accès par hélicoptère. Néanmoins, les secours ont profité d’une accalmie pour larguer des vivres et de l’eau, et ont réussi à hélitreuiller une centaine de personnes. Un survivant a raconté que la montagne s’est écroulée sur le village, recouvrant des maisons et l’école primaire dans laquelle beaucoup de villageois ont cherché refuge. Il dit craindre que les morts se compteront par centaine. Des militaires vont essayer de rejoindre le village par voie terrestre.




Inondations à Pingtung
Les inondations dans le comté de Pingtung ont atteint la hauteur de deux étages. Plus de 50 000 personnes ont été évacuées de leur maison et ont trouvé refuge dans des villages et villes moins touchés.
Plusieurs villages dans le district de Meishan township, Tainan county, Chiayi county, Pingtung county et Taitung county sont toujours inaccessibles suite à la destruction de ponts et de routes.

Les pertes en agriculture et en élevage s’élèveraient à plus de 5 milliard de dollars taiwanais (107 millions d’euros)

Des coupures d’eau sont effectives à Tainan city, Tainan county, Kaohsiung county, Pingtung city, Pingtung county et certaines zones de Taitung county et Kaohsiung city. Ces coupures pourraient durer jusqu’à mercredi 12 août.

Le trafic ferroviaire et la ligne du TGV sont coupées à partir de Chiayi. D’après le Taiwan Railway Administration, le trafic devrait revenir à la normale dans la journée de mardi.

Le gouvernement appelle à la solidarité et tout don d’urgence de vêtements, de nourritures et d’eau sont la bienvenues.

Pour aider, contacter:

- la ville de Kaohsiung, une permanence se tient dans le hall d’accueil de la mairie. Le numéro de téléphone est le (07) 337-3375.
- Pingtung County, (08) 736-5600 et (08) 736-5012
- Kaohsiung County, 0929-460-430
- Tainan County, (06) 511-5692 et 0980-537-516
- Chiayi County, (05) 362-2119.
Vous pouvez aussi contacter la Croix Rouge Taiwanaise:
http://www.redcross.org.tw

Pour ceux que ça intéresse, des photos impressionnantes chez Big Picture (cliquez ici)

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14 juillet 2009

Taroko, sauvage et beau (Taiwan)


AN SHIH-CHUNG / PARC NATIONAL DE TAROKO


Le district de Hualien, le plus étendu de l'île, est situé sur le littoral montagneux de la côte orientale, et les étonnants paysages naturels qu'il abrite provoquent des sensations inoubliables.

Créé en 1986, ce parc national couvre plus de 92 000 ha dans la partie nord de la Chaîne centrale, face à l'océan Pacifique, à l'Est. Il tire son nom des Truku (ou Taroko), la population aborigène qui y est installée depuis des centaines d'années. C'est aussi sous ce nom que sont connues les majestueuses gorges de marbre qui bordent la Liwu. Le parc national, qui englobe des sommets dépassant 3 000 m d'altitude, est parcouru d'est en ouest par la sinueuse Route transinsulaire centrale que certains considèrent comme la plus belle route de montagne de l'Asie.

«La première raison au classement de la région en parc national est la volonté de protéger les gorges et les écosystèmes divers qu'on y trouve du fait de la présence de climats variés allant du subtropical à ceux caractéristiques des zones froides, dit Lin Yong-fa, son directeur. Taroko est l'un des sites naturels insulaires les plus célèbres au niveau international, souligne-t-il. Les efforts de protection de ses splendeurs naturelles et de sa diversité écologique remontent à la période coloniale japonaise (1895-1945).


Le sambar, un cerf qu'on aperçoit parfois dans les montagnes de Taroko.

Les autorités coloniales nippones avaient en effet décidé dès les années 30 de réserver trois ensembles géographiques à la création de parcs nationaux : Datun (un groupe de sommets dans les hauteurs de Taipei, aujourd'hui compris dans le Parc national de Yangmingshan), Alishan (un site protégé, dans les montagnes du district de Taichung) et Taroko. Ce dernier devait devenir le plus grand des trois, avec 270 000 ha de montagnes boisées.

La réalisation de ces projets a cependant été suspendue par l'irruption de la guerre du Pacifique, en 1941. La planification n'a repris qu'une trentaine d'années plus tard, après la rétrocession de l'île en 1945 et le repli à Taiwan du gouvernement de la République de Chine en 1949. « L'étape la plus importante a été le vote de la loi des Parcs nationaux en 1972 et l'attribution de leur gestion à l'Agence de construction et de planification, sous tutelle du ministère de l'Intérieur », dit Lin Yong-fa.

Lin Mao-yao, un guide expérimenté travaillant pour le Parc national de Taroko, souligne combien l'existence humaine est humble et éphémère en comparaison des mil lions d'années qui ont été nécessaires pour faire naître des paysages d'une telle beauté. Lorsqu'il fait visiter les gorges de Taroko, il insiste sur la forme en U de la profonde vallée qui a été creusée par la Liwu. Il fait aussi remarquer les innombrables indentations et cavités qui criblent la falaise, face à la Grotte des hirondelles. « Ces cavités, appelées "marmites de géant", ressemblent à des nids d'hirondelle. Elles ont été créées par les mains de la nature.»


Les tatouages faciaux, une tradition interdite par les Japonais en 1913. (LIN MAO-YAO / PARC NATIONAL DE TAROKO)


En parlant de miracles géologiques, n'oublions pas la falaise de Cingshui qui plonge à pic dans les vastes étendues de l'océan Pacifique ! Cette muraille, dans laquelle a été creusée la route qui va de Suao à Hualien, est composée de marbre et de gneiss, et elle constitue une barrière naturelle pour le district de Hualien qui est ainsi resté préservé, contrairement à la côte ouest. « Sans la falaise qui a fait obstacle à un possible développement excessif, ces merveilles auraient pu être sacrifiées à la prospérité économique. » A ces panoramas, il faut ajouter une faune et une flore d'une grande diversité, du fait des importantes différences d'altitude le mont Nanhu culmine à 3 742 m et donc de températures et de climat. La proximité de la mer entraîne par ailleurs des précipitations abondantes qui permettent l'épanouissement d'une végétation luxuriante. « Ici, les visiteurs peuvent admirer une grande variété de types de forêts : de feuillus, mixtes et de conifères subalpins. En d'autres termes, pratiquement toutes les végétations qu'on peut trouver à Taiwan sont représentées ici. » Une étude réalisée par le parc national a permis de recenser 2 093 espèces de plantes vasculaires, dont 132 considérées comme rares ou en danger d'extinction.

La gamme étendue des formations géologiques qu'on peut admirer dans cette région et la végétation exubérante qui s'y développe ont fait naître quantité d'habitats naturels pour une faune très diverse. La moitié des mammifères qu'on peut trouver à Taiwan y sont ainsi présents. Qui plus est, 90% des espèces d'oiseaux et 50% de celles de papil lons se rencontrent dans ce parc national. « On peut donc dire que Taroko est un concentré du kaléidoscope écologique de Taiwan », remarque Lin Yong-fa.


La falaise de Cingshui : un à-pic de 1 000 m tombant dans les eaux bleues du Pacifique. (CHEN MING-CHUNG / PARC NATIONAL DE TAROKO)


Celui-ci a pour projet de créer une base de données concernant le sambar formosan, le plus grand herbivore endémique de Taiwan. « La plupart des parcs nationaux de l'île ont leur animal représentatif, sur lequel ils disposent d'informations biologiques complètes. Par exemple, celui de Shei-pa a le saumon d'eau douce formosan et celui de Yushan l'ours noir formosan. » Le sambar, un cervidé qui peut atteindre 1,78 m et peser jusqu'au 550 kg, fréquente en général les forêts vierges entre 300 et 1 500 m d'altitude. « Nous en observons beaucoup dans le parc na tional, mais nos connaissances sur cet animal sont jusqu'ici limitées. »

Mais ce qui rend Taroko vraiment unique est le patrimoine culturel des populations aborigènes qui y résident. Les Truku ont officiellement été reconnus comme l'une des tribus aborigènes de Taiwan en 2004. Ils se sont séparés des Atayal il y a 250 ans et possèdent leurs propres langue et traditions. Ils pratiquent encore la chasse de temps en temps et ont autrefois développé des techniques sophistiquées de tressage, de tissage de la toile de jute et de macramé. « La création du Parc national de Taroko ne visait pas à déposséder ces gens de leurs terres mais au contraire à préserver leur précieuse culture, souligne Lin Yong-fa. Car l'objectif principal d'un parc national est bien de sauvegarder les richesses naturelles et culturelles. »










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