01 juin 2011

VENDRE DU CHOCOLAT À TAIWAN !!!


Les Taiwanais aiment-ils vraiment le chocolat ? La question n’est pas anodine dans la mesure où les phénomènes de mode et les rituels touchent beaucoup à l’alimentaire dans la société taiwanaise. A chaque occasion – fête traditionnelle, célébrations familiales ou professionnelles, rites religieux – est associé un aliment particulier. Si on mange des « gâteaux de la lune » au moment de la Mi-Automne, si on distribue un copieux plat de riz glutineux avec une cuisse de poulet et un œuf dur pour remercier les amis et collègues qui ont fait un cadeau de naissance, c’est du chocolat qu’on offrira à la personne aimée au moment de la Saint-Valentin. A Noël, non, le chocolat ne se vend pas aussi bien.

Or, il faut bien le dire, les Taiwanais ne connaissent guère du chocolat que les sous-produits que sont les barres chocolatées dont inondent le marché mondial les grands groupes agroalimentaires. A l’autre extrémité de la gamme, les grandes marques de chocolats belges ont été les premières à s’implanter et servent une clientèle plus à la recherche de cadeaux de prestige que d’expériences gustatives.

Le chocolat a longtemps eu mauvaise presse à Taiwan, la médecine chinoise lui attribuant un caractère trop « chaud » susceptible d’entraîner par exemple des saignements de nez. Depuis quelques années, on observe un renversement de tendance. C’est la carte santé qui est mise en avant pour promouvoir ce produit, et on attribue au cacao pur, de manière un peu rapide, des vertus diverses.

Kelly Tung [董家華], directrice pour Taiwan de Cacao et Chocolat – une enseigne appartenant au groupe français Maison du Chocolat qu’elle a découverte au cours de ses voyages d’affaires en France –, explique ne pas forcément chercher à jouer sur cet aspect mais préférer démythifier le produit en apprenant aux clients à mieux le goûter. Il faut d’abord leur faire comprendre que, contrairement aux chocolats belges, très crémeux et sucrés, le chocolat français est un produit léger, et surtout, qu’un bon chocolat n’a pas à être intensément cacaoté.

« Lorsque je demande aux clients ce qu’ils aiment, 80% d’entre eux répondent “du chocolat noir”. Si je leur demande de préciser à quel pourcentage de cacao, ils disent toujours “au-dessus de 75%”. C’est l’influence des médias taiwanais qui répandent l’idée que plus un chocolat est pur, meilleur il est à la santé. Pour ceux qui ne connaissent pas bien le chocolat, c’est donc d’abord un médicament. » Du coup, c’est une expérience faussée qu’ils ont du chocolat comme un produit très amer, âpre sur la langue – comme un médicament chinois… « En fait, non, le chocolat amer n’a pas à être âpre, et puis consommer des produits si cacaotés n’a pas de sens », dit Kelly Tung, qui, dans sa boutique climatisée, fait goûter du chocolat au lait salé à des clients surpris de la palette de goûts disponibles. « Il y a plus de 300 sortes de cacao dans le monde », rappelle Kelly Tung.

L’autre caractéristique majeure du marché du chocolat à Taiwan est la forte proportion d’hommes parmi la clientèle. « Je dirais que 80% de nos clients sont des hommes, assure Kelly Tung, qui gère aussi la marque De Neuville à Taiwan. Ils dépensent en moyenne de 800 à 1 000 dollars taiwanais par achat. Souvent, ce sont des habitués qui ont obtenu une carte VIP après avoir acheté pour 12 000 dollars de chocolat chez nous. Ils achètent pour offrir alors que les femmes viennent s’approvisionner en quantités plus petites, pour leur consommation personnelle. »

Quant aux produits qui marchent le mieux, les Taiwanais, il faut le savoir, n’aiment pas la petite pointe de cannelle ou de noix de cajou que les chocolatiers ajoutent parfois à leurs ganaches, car cela leur rappelle par trop certains médicaments chinois, mais ils adorent le praliné et les chocolats parfumés au caramel, aux agrumes ou au raisin. Le produit numéro un, c’est toutefois… le chocolat noir sans sucre.

Copyright © 2010 ministère de l'Information, République de Chine (Taiwan)



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16 mai 2011

Français à Taïwan : les urnes comptent pas pour des prunes !

Les expatriés français de Taïwan espèrent pouvoir peser sur la prochaine présidentielle. Mais Paris n’envoie pas d’urnes. Pourquoi ? Parce que l’Ile n’existe pas, diplomatiquement parlant.

A Taipei la démocrate, une partie de la population réclame toujours le droit de vote : les Français expatriés. Deux associations ont lancé la semaine dernière une pétition pour pouvoir exercer «librement (leur) droit fondamental de citoyen », qui a déjà recueilli plus de 200 signatures Encore aujourd’hui, le vote ressemble à un parcours du combattant pour ces quelque 1 500 Gaulois exilés à Formose. La France ne reconnaissant officiellement que la Chine, elle n’a pas d’ambassade à Taïwan. Seul un Institut français, sans pouvoirs diplomatiques, est installé à Taipei et il n’est pas autorisé à ouvrir un bureau de vote au moment des élections. D’où cette bizarrerie : les relations entre les deux rives du détroit de Taïwan empêchent certains Français de participer à la vie de leur pays.

La première solution qui s’offre aux citoyens est de faire le déplacement jusqu’au bureau de vote le plus proche, à Séoul, en Corée du Sud. Soit 1 500 kilomètres à parcourir pour glisser un bulletin dans l’urne. « Cela constitue clairement une atteinte à notre droit fondamental de citoyen. Se déplacer à Séoul est coûteux et difficilement envisageable », déplore le texte de la pétition.

Deux téméraires ont fait le voyage

Deuxième solution : la procuration à un Français résidant à Séoul pour ceux inscrits sur la liste électorale asiatique, ou à un proche en France pour ceux qui ont choisi de rester inscrit dans l’Hexagone. Mais là-encore, la procédure est longue et difficile : « Il faut se déplacer à l’Institut français, faire signer le secrétaire général, puis cela passe par la gendarmerie avant d’être envoyé en France, raconte François-Xavier, un expatrié. Cela peut prendre deux à trois mois, et la personne à qui on donne la procuration n’a même pas de confirmation. En 2007, mon père a dû attendre 30 minutes au bureau de vote en France pour se voir confirmer qu’il avait bien procuration pour moi…»

Lors de la dernière présidentielle, sur les 1 500 expatriés français à Taïwan, seuls deux électeurs téméraires ont traversé la Mer de Chine. Au total, une moitié de Français, refroidie par le casse-tête administratif de la procuration, s’est abstenue.

Fièvre électorale

Le problème se complique encore pour les législatives. L’élection des députés représentant les Français de l’étranger, qui aura lieu pour la première fois en 2012, ne peut se faire, en toute logique, que depuis… l’étranger. Ce qui signifie que les expatriés ne peuvent pas donner procuration en France.

Dominique Lévy, président de l’association des Français de Taïwan, demande que tous les moyens possibles soient étudiés : « Cela peut être une urne basée à Taipei et renvoyée à Séoul, par voie électronique ou bien par courrier. Je sais que les Sud-africains et les Britanniques votent sans problème à Taïwan, pourquoi cela serait un souci pour nous ? »

« Nous demandons donc que le nécessaire soit fait avant le 31 décembre 2011 », réclame la pétition. Sans quoi les expatriés de Taïwan pourraient être frustrés. D’autant que l’Ile sera également emportée par la fièvre électorale en 2012. A deux mois près, la présidentielle française coïncide avec la présidentielle taïwanaise.

Derrière cette question se profile l’attitude face à la Chine, que la France tient à ne pas froisser. A mots couverts, Jacques Ajouc, secrétaire général de l’Institut français à Taipei, confirme : « Nous sommes face à un cas unique au monde. La situation fait que nous ne pouvons empêcher la tenue d’opérations de vote. Mais je ne peux pas commenter la pétition lancée par les Français de Taïwan. Cela ne peut se décider qu’au niveau législatif. »

Simon Carraud et Alexandre Pouchard

Extrait de l'article paru sur InstanTaiwan.



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01 mai 2011

100 km de l’Antarctique : Chen Yen-po décroche l’argent !!

Après sa troisième place, le 7 avril 2010, au Marathon du pôle Nord, le Taiwanais Chen Yen-po s’est classé deuxième, le 17 décembre, des 100 km de l’Antarctique. Il est le premier Asiatique à terminer cette course extrême organisée depuis 2006 par Polar Running Adventures, la société de l’ultra-marathonien irlandais Richard Donovan.
Six concurrents, dont une femme, la Britannique Clare Apps, étaient au départ, le 16 décembre, sur le glacier Union qui traverse les monts Heritage, à l’ouest du continent. Par une température qui est descendue jusqu'à - 18 °C, ils devaient parcourir à quatre reprises une boucle de 25 km. Chen Yen-po, qui souffrait d’une légère entorse à la cheville, a terminé en 15 h 15 min 58 s, devancé seulement par le Brésilien Bernardo Fonseca (12 h 41 min 52 s).
Ce dernier venait de remporter le 15 décembre le Marathon de l’Antarctique, une course où Chen Yen-po s’était, quant à lui, classé douzième, et qui a donné lieu à de superbes photos.
Le prochain objectif du Taiwanais est le Marathon du Six Foot Track, organisé le 12 mars 2011 dans les Montagnes bleues, en Australie.

Source Taiwan Info.



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16 avril 2011

Taïwan envisage des maisons closes !!

Le gouvernement de Taïwan a indiqué aujourd'hui qu'il prévoyait de dépénaliser partiellement la prostitution en autorisant les prostitués à ouvrir de petites maisons closes, modifiant ainsi la législation actuelle, très critiquée.


La loi actuelle sur la prostitution, qui doit être modifiée fin 2011, punit uniquement les prostitués mais ne prévoit aucune sanction pour les clients. Le ministère de l'Intérieur a proposé d'autoriser de petites maisons closes, gérées par un ou une prostituée, ou un groupe de 3 à 5 prostitués (hommes ou femmes) maximum. Mais il a écarté l'hypothèse de légaliser un quartier dédié à la prostitution, ou d'autoriser des maisons closes de taille plus importante, afin de ne pas transformer cette activité en véritable secteur économique, a-t-il précisé dans un communiqué.


Ces propositions vont être soumises au comité chargé des droits de l'homme au sein du ministère de l'Intérieur, d'ici à la fin de l'année. Un sondage organisé en février par le ministère montrait qu'une majorité de Taïwanais étaient en faveur de la création de quartiers dédiés à la prostitution.

Selon la loi actuelle, les prostitués encourent trois jours de prison ou des amendes allant jusqu'à 30.000 dollars de Taïwan (695 euros) s'ils ou elles sont arrêtés. Leurs clients ne risquent rien. Le secteur de la prostitution emploie des centaines de milliers de personnes sur l'île et génère un chiffre d'affaires annuel de quelque 60 milliards de dollars taïwanais (1,4 milliard d'euros), selon des estimations.


02 avril 2011

Un cartable, Un uniforme, les symboles des établissements scolaires à Taiwan !!!

C’est la rentrée, et avec elle refleurissent dans les rues de Taiwan les sacoches réglementaires pour les écoliers, collégiens et lycéens. Parfois, comme celles du Premier lycée de jeunes filles ou du Lycée Jianguo, à Taipei, la besace signale que son propriétaire a des lettres et un bel avenir devant lui.
En tout cas, elle sert de signe de ralliement : entre élèves du même établissement, la complicité s’installe plus facilement quand on a en bandoulière le même sac en toile, et pour draguer dans le bus, par exemple, c’est bien pratique.

Ces sacoches au look quasi militaire sont aussi des souvenirs d’une époque où jeans et cheveux longs étaient proscrits. Les uniformes des espoirs de la nation étaient alors invariablement d’un beige kaki qui ne souffrait pas de fantaisie. C’était pourtant une belle époque, soupirent avec nostalgie ceux qui ont grandi dans les années 70-80 à Taiwan. Pas étonnant donc que, malgré son allure spartiate, la sacoche à rabat continue d’inspirer designers et jeunes branchés.

Il y en a pourtant une, celle de l’école primaire d’Atolan – ou Doulan en mandarin –, dans le district de Taitung, qui a une tout autre histoire à raconter. En vert bouteille pour les garçons et en rouge carmin pour les filles, on la retrouve dans le clip de Kapah, une chanson de Suming. Elle est vendue chez Lovely Taiwan, la boutique branchée d’artisanat aborigène. Chow Mei-ching [周美青], l’épouse du président Ma Ying-jeou [馬英九], fidèle à son côté rebelle, l’arbore parfois sur sa veste en jean.
L’uniforme scolaire est porté dans les établissements d'enseignement primaire et secondaire de nombreux pays. Il existe aussi des uniformes portés par les élèves d'établissements professionnels, par exemple médicaux, lors de travaux pratiques.

Traditionnellement, les uniformes scolaires sont sobres et professionnels. Les uniformes de garçons sont généralement composés d'un pantalon sombre, ou souvent d'une culotte courte ou de bermudas, associés à une chemise claire et à une cravate, auxquels on ajoute une veste par temps froid.
Les uniformes de filles peuvent être composés d'une cravate, d'une jupe ou un kilt, et un chemisier. Le fait qu'il y ait des tenues différentes pour les filles et les garçons est parfois sujet à débat, et certains établissements permettent aux filles de choisir entre jupe et pantalon. Dans certains pays, un blazer ou une veste de costume peut faire partie des uniformes.
La gestion des réglements liés aux uniformes est une tâche importante.

Extrait d'un article de Taiwan aujourd'hui

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