16 janvier 2006

Mon premier Nouvel An Chinois !!!!!!



農 曆 新 年
(un peu d'histoire pour bien connaître la tradition)
(cette année le 29 janvier)

Le Nouvel An chinois est sans nul doute la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Il est aussi appelé « lunaire » parce qu'il se célèbre suivant le calendrier lunaire chinois et non le calendrier grégorien. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.
Pour éloigner les esprits malins, on appose sur les battants de la porte d’entrée les effigies des dieux des Portes.
L'origine de cet événement remonte à plusieurs milliers d'années, au long desquelles se sont tissées des légendes riches en couleurs et en traditions. L'une des plus populaires est celle de Nien, un monstre cruel et vorace qui, croyaient autrefois les Chinois, dévorait les êtres humains la veille du Nouvel An. Pour l'éloigner des foyers, on affichait de chaque côté de la porte d'entrée une bande de papier rouge sur laquelle on écrivait un vers. On allumait des torches et claquait des pétards durant la nuit, des traditions toujours bien vivantes de nos jours. C'est qu'en effet, disait-on, Nien craignait le rouge, la lumière et le bruit. Dès le lendemain matin, un sentiment de triomphe et une ambiance de renouveau régnaient, puisque Nien avait été tenu à l'écart pour une nouvelle année. Tout le monde alors se réjouissait en lançant : « Kung-hsi » (félicitations).

Pour s'assurer toute l'année la bonne fortune, les Chinois donnent un nom particulier à chaque plat. Ce mets appelé "Les cinq bénédictions de l'année nouvelle" symbolise la longévité, la richesse, la paix, la sagesse et la vertu. (Photo de Chang Su-ching)

Même si les congés pour l'occasion ne durent généralement que quelques jours à partir de la veille du Nouvel An, les festivités, elles, s'étalent en fait sur près de trois semaines. Elles commencent le 24e jour du dernier mois lunaire, lorsque les dieux montent au Ciel pour rendre hommage à l'Empereur de Jade, la divinité taoïque suprême, et lui faire un rapport sur chaque famille. Selon la tradition, dans les maisons, on honore ces dieux avec piété en leur brûlant de la monnaie votive qui aide aux dépenses de leur périple céleste. Un autre rite est d'enduire de sucre de malt les lèvres de l'effigie du dieu du Foyer, également un des pèlerins divins, pour s'assurer qu'il rapporte à l'Empereur de Jade de bons propos sur la maisonnée ou bien garde devant lui le silence.

Des formules poétiques, ou « voeux de printemps », sont accrochées partout dans la maison. Ce sont des bandes ou des carrés de papier sur lesquels sont inscrits des souhaits exprimant à tous « bonheur », « succès », « longévité » et « joie ». Ces carrés de papier--traditionnellement apposés à l'envers, parce que « renversé » se lit en mandarin tao, homophone du mot « arrivé »--représentent la venue du printemps ou de temps prospères.

Plus les craquelures sur le fa-kao, une sorte de gâteau de riz, sont larges, plus l'année nouvelle sera prospère, selon la tradition.

La veille du Nouvel An chinois, les membres d'une famille qui vivent loin de la maison paternelle y retournent pour se réunir et partager un somptueux festin. A ce moment-là, ils distribuent aux plus âgés et aux enfants de l'argent placé dans une enveloppe rouge qui portera bonheur, tandis que tous veillent pour accueillir l'année nouvelle. Les Chinois ont longtemps cru que rester éveillés jusqu'au matin aidait les parents à vivre plus longtemps. Ainsi, ce soir-là, on n'éteint pas les lampes, non pas pour faire fuir l'horrible Nien, mais pour permettre à tous de rester ensemble, en famille. Certains se livrent à des cérémonies religieuses après minuit et fêtent dans leur maison la venue du dieu de la Nouvelle Année, un rituel qui se conclut par de longs craquements de pétards.

Pour les enfants, le moment le plus excitant de la fête est celui où ils reçoivent leur hong-bao, l'enveloppe rouge, contenant de l'argent.


Le jour de l'an, le premier élan de chacun est de rendre l'hommage rituel aux ancêtres, puis de révérer les dieux. Les plus jeunes de la famille honorent ensuite les plus âgés. On revêt des habits neufs et on visite les parents proches, les amis et les voisins, échangeant des voeux accompagnés de la formule d'usage, kung-hsi fa-tsai, « félicitations et prospérité ». C'est aussi le moment de se réconcilier, les rancunes étant balayées pour faire place à la cordialité et à l'amitié.
Une des activités les plus populaires de cette fête est certainement la danse du dragon et du lion. La frayeur que ces bêtes suscitent est censée repousser les esprits malins, et le déploiement des danseurs agiles offre un spectacle apprécié.

Peu avant la fête, les marchés s'animent et des aliments de toutes sortes sont vendus.


Le deuxième jour de la nouvelle année est réservé aux femmes mariées. Elles retournent voir leurs propres parents. S'il s'agit d'une nouvelle mariée, son époux l'accompagne et apporte quelques cadeaux à la belle-famille. Selon une légende pleine de charme, le 3e jour est celui où les souris marient leurs filles. Aussi la veille au soir, se couche-t-on plus tôt pour permettre aux souris de fêter tranquillement leurs noces.
Le quatrième jour, l'enthousiasme commence à s'estomper. Dans l'après-midi, on prépare des offrandes de victuailles pour accueillir le dieu du Foyer qui revient de son voyage céleste. Ce retour marque aussi la fin d'une liberté sans surveillance divine, comme le révèle un vieil adage chinois : « Il n'est jamais trop tôt pour renvoyer les dieux ni jamais trop tard pour leur demander de revenir. »



Les temples s'emplissent de fidèles venus brûler leurs bâtonnets d'encens, présenter leurs offrandes et prier les dieux, espérant qu'ils leur apporteront richesse et bonheur durant la nouvelle année.

Le lendemain, les festivités de Nouvel An sont presque achevées. Sur les autels, on retire toutes les offrandes, et la vie reprend son cours normal. Enfin, le 9e jour de l'an lunaire, d'autres offrandes sont présentées dans les cours des temples pour célébrer la naissance de l'Empereur de Jade.

Puisque « poisson » se prononce yu comme le mot « abondance », les décorations comportant cet animal sont populaires durant la saison du Nouvel An chinois.

Comme dans toutes les fêtes chinoises, la nourriture tient une place importante durant le Nouvel An, et les repas sont généralement élaborés. La plupart des plats alors préparés sont censés apporter la bonne fortune. Par exemple, le poisson (yu) signifie que l'« on a suffisamment »; la ciboulette aillée (chiu-tsai) représente l'éternité; le navet (tsai-tou), le bon présage; et les boulettes de poisson (yu-wan) et de viande (jou-wan), la réunion. Les desserts ont également leur signification propre, comme le gâteau de riz glutineux (nien-kao)qui évoque la carrière réussie et, au bout du chemin, la prospérité. Les Chinois du Nord servent des raviolis cuits à l'eau (shui-chiao), ayant la même forme que les taëls, c'est-à-dire celle d'un sabot de cheval, censés apporter la richesse à ceux qui en mangent.
Cependant, le Nouvel An chinois n'est pas seulement un moment de joie. Il existe aussi des superstitions néfastes et des tabous qui n'ont pas tout à fait perdu de leur vigueur. On croit toujours qu'il ne faut pas balayer le sol pendant les cinq premiers jours de l'année lunaire, de peur de jeter hors de la maison le bonheur et la fortune. Bien sûr, les jurons et les propos sur la mort sont proscrits en ces jours de liesse. Si on casse une assiette ou un plat, on prononce aussi vite que possible la phrase sui sui ping an (« paix pendant toute l'année ») pour conjurer le mauvais sort. Les bâtons d'encens et les bougies brûlent jour et nuit afin d'assurer la longévité dans la maisonnée. Chez d'autres, l'usage de couteaux ou de ciseaux est prohibé de crainte de ne couper le fil de la bonne fortune pour toute l'année qui commence. Quelques-unes de ces superstitions ont une connotation davantage spirituelle.

Le tableau Paix et prospérité au Nouvel An, de Huang Yueh, dynastie Ching, dépeint l'atmosphère festive du Nouvel An chinois durant lequel on prépare des voeux écrits avant de les afficher de chaque côté de la porte principale. (Musée national du Palais, à Taïpei)

Les temples de Taïwan sont alors envahis par une foule pieuse venue prier, offrir de l'encens et implorer les dieux de leur accorder un meilleur sort durant l'année. Ainsi, la veille du jour de l’An, peu avant minuit, les gens plus nombreux et plus bruyants s'attroupent devant les grands temples. A minuit pile, les fidèles envahissent le sanctuaire pour être les premiers à placer leurs bâtonnets d'encens dans le vase-encensoir dédié aux dieux. Une tradition tenace veut que le premier qui effectue cet acte soit béni pour la nouvelle année.

Si quelques-uns de ces usages occultes du Nouvel An chinois sont tombés en désuétude à Taïwan, en raison de l'évolution des moeurs, les célébrations de cette fête sont observées avec une importance incomparable. Bien avant la saison, les petits marchands de rue s'installent aux bons endroits pour vendre les fameuses bandes de papiers portant les « voeux de printemps ». Les achats de Nouvel An commencent assez tôt et sont une des principales activités à cette époque dans l'île. Par exemple, à Taïpei, la rue de Tihua, située dans un vieux quartier, célèbre pour ses boutiques d'épices et d'autres produits alimentaires typiques, devient vite la destination préférée des citadins à l'approche de l'année lunaire. Des chansons et des airs traditionnels résonnent dans les grands magasins, qui, pour la saison, bradent leurs articles afin d'attirer une foule enrichie de la prime traditionnelle qui est versée à ce moment et désireuse de faire ses emplettes de Nouvel An.

Les jours précédant le Nouvel An chinois, ceux qui vivent loin de leurs parents se préparent à retourner dans leur famille. Afin d'éviter les embouteillages monstrueux sur la route, certains partent un jour plus tôt. Ceux qui empruntent un moyen de transport public, dorment dans les halls des aéroports, des gares ferroviaires ou routières pour être sûrs d'obtenir leurs réservations à la date voulue. Les tickets s'arrachent dès leur mise en vente et tout sera complet. Peu importe l'épuisement de ce périple, les inconvénients sont vite oubliés dès que la famille est réunie autour de la grande table de Nouvel An pour partager un repas savoureux et copieux, le plus important de l'année. Quoiqu'il advienne, les retrouvailles familiales seront toujours au coeur de la fête du Nouvel An chinois.

J'ai oublié de vous signaler aussi que durant les 6 jours de congé traditionnel, personne ne travaille et, tous les services publics sont fermés, l’île de Taiwan étant comme en hibernation.








copyright gov.tw/taiwan

Le 16 janvier 2006 Taiwan Info écrivait :

A l'approche de la Nouvelle Année chinoise, placée sous le signe du Chien, les traditionnelles décorations sont mises en vente un peu partout. C'est qu'il est bon de décorer son logement de vœux calligraphiés ou de symboles rouge et or qui porteront chance toute l'année.

Ce que je me suis empressé de faire... pourquoi n'aurais-je pas de chance moi aussi durant l'année.... et je dois vous avouer que cela donne un air de fête avec tous les symboles pendus dans mon appartement.







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2 commentaires:

critikor a dit…

Bien, bien, le site est pas mal, de bonne facture et on apprend des trucs ... domages que des fois ca fait un peu "papy", y manque des photos de gonzesse (si, si a taichung y doit bien y avoir de jolie poupee). Bon treve de cochonerie, je trouve que ca n\manque d'une touche d'oeil perspicasse, en gros un point de vue entre le vacancier du club med (toi : tout est beau !) et celui du colo (vive la france ! tout est pourris) ! donc du haut de presque la moitie de ton age canonique je met le masque de critikor.

Chris 童可斯 a dit…

Ah !! Critikor la critique est facile... si tu es Taiwan qu'attends tu pour faire le tien..
pour les photos de gonzesses j'y penserais pour plus tard, mais ce n'est pas le but de ce blog, il est plutôt pour informer ma famille et mes amis.

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